‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 250 sur 358 · I. Le Collège de mon pis, p · texte numérisé non relu

I. Le Collège de mon pis, p

Voici les litres de quelques-uns des ouvrages publiés pour la défense des Jésuites de 1826 à 1828 : V'e de Bonald, Réflexions sur le Mémoire à consulter de M. le Comte de Montlosier. — V* de Saint-Cbanians, Le Croqaemilaine de M. le Comte de Montlosier, de M. de Pradt et de bien d'autres. — J. F. Bellemare, Trois procès en un; Le conseiller des Jésuites; Le Collège de mon fils; La fin des Jésuites et de bien d'autres; Le siècle de fer des Jésuites; Les Jésuites en présence des deux Chambres. — Birotleau, UAnti- Montlosier on. les Jésuites défendus, justifiés et vengés. — Gollin de Plancy, Lettre aux rédacteurs des Débats. — F. A. Saintes, Réfutation complète du Mémoire de M. de Montlosier. — De Saint Victor, Documents historiques, critiques et apologétiques concernant la Compagnie de Jésus. 2 vol. — - X..., Mémoire à consulter au Roi et aux Chambres, etc.

Quant aux livres du pauvre Marcel, il se trouva des gens charitables pour lui faire l'honneur d'y répondre. Des prêtres qui avaient été ses compagnons de noviciat à Moatrouge et qui étaient rentrés dans le clergé séculier crurent devoir protester contre ses impudents mensonges. Le Comte Vilain XIV lui-même voulut rendre public le témoignage de son estime et de son alFection pour quelques-uns des Pères que le malheureux avait couverts d'injures. Voir L'Ami de la Religion, tome XLIX, pp. 876, 4 16; tome L, p. iSa.

était signalée l'évolution très réelle en train de s'accomplir dans l'esprit du clergé français. Manifestement il tendait à s'afFranchir des servitudes que l'ancien régime lui avait léguées sous le nom de libertés de l'Eglise gallicane. i)ans les Séminaires on négligeait généralement d'enseigner les quatre articles de la Déclaration de 1682. Le gallicanisme n'était pas mort, mais déjà on pouvait pressentir sa fin prochaine. C'est ce qui affligeait des hommes respectables, également attachés à la religion et aux traditions de l'ancienne France. D'autres en plus grand nombre trouvaient commode de couvrir du zèle pour la tradition nationale leur guerre à la religion. L'ultramontanisme rendit aux libres-penseurs de la Restauration le même service que le cléricalisme à ceux de la Troisième Républi- <jue. On vit des voltairiens de toute nuance défendre avec la dernière énergie la religion de Bossuet contre les novaleurs ultramontains. Monllosier était venu à la rescousse ; il avait sonné la charge contre l'ultramontanisme. Or, Lamennais la sonnait de son côté contre le gallicanisme. Avec sa logique implacable et dans une langue ignorante des nuances, il poussait les quatre articles de 1682 jusqu'en leurs conséquences schismatiques et hérétiques ; l'indépendance absolue du pouvoir civil, proclamée en tête de la Déclaration comme un axiome intangible, il la montrait « renversant le principe fondamental de toute société humaine, livrant l'État au despotisme et aux révolutions, détruisant ses rapports avec l'Église, avec la Religion, avec Dieu ». Avec sa virulence coutiimière il accusait le gouvernement de se rendre complice par sa faiblesse des gens qui ramenaient le pays à la barbarie païenne. Incapable de s'arrêter à mi-chemin, et dédaigneux comme il l'était des distinctions d'école, Lamennais donnait pour fondement à l'ordre social chrétien la subordination du pouvoir civil à l'autorité religieuse ; c'était, comme disaient ses adversaires, la mainmise de l'Église sur l'État, le retour pur et simple à la théocratie.

On ne pouvait fournir meilleur argument aux vagues

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