In-8'% pp. Lxiv-3;i6, Pai-is, Dupont, 182G
eloquium meiiin; eliam prasecisa lingua, balbutiet^ . » De fait la lecture de ces 400 pages vous laisse surtout l'impression d'un bavardage sénile.
La Dénonciation n'occupe pas dans le volume la même place que dans le titre; elle remplit seulement les sept ou huit dernières pages ; les autres sont employées à ressasser les idées du Mémoire-^ il ne faut donc pas s'attendre à y trouver du nouveau, sauf peut-être dans celles où l'auteur arrive à dénoncer, après les Jésuites, les prêtres et les évêques, le Roi lui-même, qui aie tort d'être dévot, ce qui est cause de la désaffection du peuple à son égard. Mais si le fond est le même, il y a du moins dans le ton une nuance différente. Manifestement, dans l'intervalle d'un pamphlet à l'autre, le fiel de Montlosier s'est aigri; il a maintenant des violences de langage qui ne sont plus d'un gallican, mais d'un libre-penseur voltairien. Dès le début de son livre, il éprouve le besoin de faire contre les Missions une sortie à la façon du Constitutionnel. La Mission de Rouen avait été troublée par une bande d'énergumènes. Montlosier accuse les missionnaires ; ce sont eux qui portent le désordre partout où ils vont; il se plaint en termes véhéments qu'ils attentent à la liberté des bons chrétiens comme lui, et finalement exprime le vœu qu'on les expédie tous chez les peuples sauvages.
Mais c'est surtout à l'égard des Jésuites que l'expression de ses sentiments est devenue plus virulente ; la Jésuitophobie est vraiment passée chez lui à l'état aigu, et lui fait oublier toute mesure. Certaines gens, avait écrit M. de Bonald, aimeraient mieux voir les Cosaques camper dans Paris que d'y voir quelques Jésuites. Montlosier relève le mot et déclare avec un air de bravoure : « Je suis de ce parti. Si 100.000 Cosaques campaient dans la plaine de Grenelle, ou dans celle des Sablons, on saurait comment les aborder ou les attaquer ; mais un fléau qui s'insinue comme un poison dans les veines du corps