‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 257 sur 358 · Ibid. P. xxjci · texte numérisé non relu

Ibid. P. xxjci

2. Ibid. P. 232. On voit que c'est à Montlosier que revient vraisemblablement l'inspiration du mot fameux de Cuviller-Fleury, dans les Débats : « Que Hie font vos vertus, si vous m'apportez la peste ? »

,i72 I.A COMPAGNIE DE JESUS

nombre de jurisconsultes..., lesquels ont tous été unanimes ment d'avis que j'avais non seulement le droit légal, mais encore, à cause de ma position, le devoir rigoureux de dévoiler et dénoncer à l'autorité publique lesdits délits comme attentatoires à la Religion, à la sûreté du Roi et de l'État, ai résolu par acte de ce jour de dénoncer et donner connaissance à l'autorité publique, c'est à savoir :

« 1" De l'existence de plusieurs affiliations connues sous le nom générique de Congrégation... (Parmi ces affiliations attentatoires, etc., Montlosier ose bien faire figurer la Société naissante de la Propagation de la Foi.)

(( 2° En ce qui concerne les Jésuites, je dénonce à la Cour royale et à M. le Procureur général l'existence flagrante d'un établissement jésuitique appelé de Montronge, situé dans la banlieue de Paris, en infraction des lois anciennes et nouvelles du royaume qui ont proscrit les ordres monastiques et particulièrement l'Ordre de la Société de Jésus. Que cet établissement soit positivement jésuitique, c'est ce sur quoi il serait superflu d'insister. » Ici on invoque comme preuve juridique la lettre de 182.3 au maire de Chambéry, où « le Général parle de l'état de sa Compagnie en P'rance et des établissements qui y sont déjà » ; et plus récemment les déclarations du ministre des Aff'aires ecclésiastiques.

« Concurremment avec ces établissements, poursuit Montlosier, je*crois devoir dénoncer comme complices, fauteurs des Jésuites et ainsi attentatoires à l'autorité du Roi, les mandements de l'archevêque de Besançon, et des évêques de Strasbourg, de Meaux et de Belley. » Ces prélats, en efl*et, se permettent de faire l'éloge des Jésuites et de les recommander à leurs ouailles.

3' Montlosier dénonce « une espèce d'ultramontanisme plus vénéneuse encore » que celle de Joseph de Maistre et de Lamennais, parce qu'elle est « vernissée » {sic). Cet ultramontanisme, il le découvre et le dénonce dans V Adresse au Roi, c'est-à-dire dans V Exposé des évêques dont il a été question plus haut, où, seul, le premier article

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