CHAPITRE Mil
de la Déclaration de 1682 est mentionné explicitement. Sont dénoncés pareillement les Séminaires où l'on néglige généralement d'enseigner la Déclaration de 1682.
4° Enfin, au sujet de l'esprit de domination du clergé, Montlosier déclare qu'il a « une liasse de 500 faits » qu'il tient à la disposition de la Cour.
Telle est, allégée de tout ce qui n'est que remplissage, celte pièce étrange. Tous les membres de la Congrégation, 40.000 d'après Montlosier, dont 115 membres de la Chambre des Députés, plusieurs Ministres, plusieurs Pairs, les associés de la Propagation de la Foi, les Jésuites, les quatorze évêques signataires de VE.rposé, les quatre auteurs de mandements favorables aux Jésuites, les missionnaires, cinq cents prêtres tout au moins, voilà bien des gens dénoncés par M. de Montlosier! On se demande tout d'abord en vertu de quelle délégation ce gentilhomme auvergnat assumait le rôle d'accusateur public; les souvenirs de Fouquier-Tinville n'étaient pas pour le rendre particulièrement enviable. C'était, à la vérité, l'exercice d'un droit reconnu à tout citoyen par l'article 30 du Code d'instruction criminelle. Mais, comme le faisait remarquer un publicisle du temps, si chaque particulier se mettait à dénoncer ainsi aux Cours de Justice ceux de ses voisins qui ont le tort de lui déplaire, le monde ne serait guère habitable'.
Il est vrai que les circonstances étaient tellement critiques! La monarchie française courait un tel danger! La Congrégation! Les Jésuites! L'Ultramontanisme ! Dans sa Consultation publiée quelques jours après la Dénonciation, M. Dupin écrivait : « Si ce complot est réel (et pour