Pétition à la Chambre des Pairs
ment de la dénonciation : Votre Excellence, disait-il, n'ignore pas l'arrêt de la Cour royale. En conséquence de cet arrêt, « je crois devoir diriger vers vous, comme chargé de la haute police, un acte dont la connaissance a été déclarée vous appartenir. La plupart des barreaux du royaume étaient d'avis que la connaissance de ces délits appartenait aux Cours de Justice. Vous pourriez être de cet avis, ce qui expliquerait votre inaction... » Mais enfin, poursuivait-il, la première Cour du royaume a décidé, et les autres ne manqueraient pas sans doute de décider dans le même sens; je dirige donc vers vous ma dénonciation; il y a urgence à prendre des mesures; « les faits s'aggravent tous les jours. Les Jésuites viennent de s'établir à Billom, etc. ».
Cette lettre demeura sans réponse; aucune suite ne fut donnée par le gouvernement à l'invitation telle quelle de la Cour et à la sommation de Montlosier. C'était le cas pour l'homme des champs de revenir à ses moutons, et de laisser en paix les Jésuites et la France avec eux. Mais non ; '< son dévouement chevaleresque au bien public, disait le Journal des Débats^ ne lui permet pas de repos. Il a cette sève de talent et de cœur que les glaces de l'arrière-saison épuisent trop souvent. 11 nous enseigne le courage du coin du feu pour défendre l'ordre et la liberté ». Un article de la Charte (art. 53) lui olFrait encore un moyen de reprendre l'offensive contre l'ennemi; c'était d'adresser une pétition à la Chambre des Pairs. Ce fut l'occasion d'un troisième volume qui parut avant la fin de l'année, et dont voici le titre dans toute son ampleur : Pétition à la Chambre des Pairs, précédée de quelques observations sur les calamités objet de la Pétition. Pour faire suite au Mémoire à consulter*. Comme la Dénonciation dans le livre précédent, la Pétition n'occupe dans celui-ci qu'une douzaine de pages. Les 170 autres sont remplies par le flot d'un verbiage de plus en plus abondant