‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 307 sur 358 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

main de l'exécution des Ordonnances, celles de Paray-le- Monial, de Vais et de Notre-Dame de Liesse.

Il y avait entre la petite ville de Paray-le-Monial et la famille de saint Ignace une sorte d'alliance séculaire. Les anciens Jésuites avaient été assez heureux pour en extirper l'hérésie protestante, et y faire établir un monastère de la Visitation, quatre années seulement après la mort de saint François de Sales. Plus tard, lors des révélations de la Bienheureuse Marguerite-Marie, le Père de la Golombière et la Compagnie de Jésus y avaient reçu la mission de faire connaître et de propager le culte du Sacré-Cœur. Les Jésuites du dix-neuvième siècle saisirentavec bonheur l'occasion qui se présentait de rentrer en un lieu où les appelaient de tels souvenirs. L'initiative vint du couvent de la Visitation. Les filles de sainte Chantai, écrivait le premier Supérieur de la nouvelle résidence, durent à nos anciens Pères leur établissement à Paray; « aujourd'hui elles nous rendent bien la pareille, car non seulement ce sont elles qui nous ont appelés, ont obtenu le consentement de l'éA'^êque d'Autun, mais encore elles ont acheté la maison, l'ont fait réparer et meubler et se chargent de tous les frais d'entretien ^ »

La charité des pieuses moniales n'était pas complètement désintéressée. Le procès de béatification de Marguerite-Marie Alacoque était ouvert ; elles comptaient sur les Jésuites pour mener à bien cette laborieuse affaire. « Nous nous occupons, disait encore le Père Debrosse, du procès de béatification, but de notre établissement... La Congrégation des Rites nous a tracé la voie...; elle autorise pour trois ans, mais désire qu'on aille vite. Cela dépend de l'évêque et de ceux qu'il désignera pour nous aider. »

On ne perdit pas de temps : en moins de deux ans, les informations canoniques étaient achevées, et le dossier mis au point. Le 22 juillet 1830 eut lieu l'ouverture du

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