EPISTOLA
A. R. P. Thaddaei Brzozowski
Prsepositi generalis Societatis Jesu in alba Rossia
ad R. P. Petrum de Glorivière
qua curam ei committit
Res societatis in Gallia resarciendi
Petropoli, 7 maii 1814.
Révérende in Christo Pater P.C.
Nescio an R* V* bene valeat; opto tamen et spero, atque ideo scribo. Quid factum sitapud vos, quam bene ac féliciter, cœlesti Numine curis ac conatibus Fœderatorum Principum annuente, folia publica nuntiarunt; qua quideni de re et de redditis vobis vestris Principibus, de restituto Sedi suae Christi Domini Vicario, omnes boni gaudent,Deoque 0. M. horum omnium donorum Auctori ac Largitori gratias maximas agunt, acturi immortales et perennes. Tam felix eventus quas habere possit sequelas pro Ecclesia sancta, religione ac antiqua pietate, pronum est colligere; optare et sperare profecto jucundum estac suave. An vero iidem salutares fructus et quam cito reduntaturi sint in Societatem Jesu, a factione philosophica oppressam; an piissimus Rex vester vindicaturus sit illius innocentiam et famam : citius hoc R* V* comperiet quam ego. Quapropter, quum pro officio mihi imposito curare rem Societatis debeam, procul absim, praeterea nesciani quinam ex antiquis Sociis sint superstites : R* V* de eorum nominibus ac animo quo sint erga Societatem antiquam Matrem suam me informet; intérim vero collato consilio cum Barruel, Grosier et aliis si qui sunt bene animati, deliberet; videat quomodo rem afflictae Matris erigat atque consoletur. Portasse nondum est tempus in bis exordiis agendi apud piissimum Regem pro educatione juventutis vestrae, pro cathechismis, pro sodalitiis, pro revocanda in Galliam Societate Jesu. Si aliquid fieri jam potest, sallem prteparando animos Principum et aliorum Maguatum bene sentientium, constitue Ram V*"°
PIÈCES JUSTIFICA.TIVES 531
quae, consilio prudentum adhibito, prudenter et caute agat; dein suo tempore a Serenissimo Rege supplex petat, ut a summoPontifice,qui corverepaternum erga nos gerit; exoretur atque obtineatur Bulla universalis restitutionis Societatis. Ad postulata Borboniorum Principum suppressa illa fuit, aequum et justum est ut ad postulata eorumdem Principum renascatur atque reflorescat primum in vestra patria, per tyrocinium et saltem aliquot initio collegia, exemplo dein vestrorum Principum in aliis quoque regionibus.RogoDeum enixe etquotidie, ut R® V*^ ad majorem suam gloriam tribuat spiritum sapientiœ, qui eam illuminet et regat ad hoc opus inchoandum prudenter, ita ut cum honore qui reddi débet Societatis Instituto, redeat non nova sed antiqua Societas, et ad féliciter perfîciendum. Plura scribam postquam responsum ad has litteras accepero ; interea saluto Barruelium et alios si qui sunt Nostros, eorumque ac R*^ V® me orationibus et SS. commendo.
Servus in Christo
T. Brzozowski, s. J.
Reverendissimo Patri in Christo de Clorivière, Societatis Jesu in Gallia Commissario Generali.
Post longos optata dies tandem incipit annos ;
Promere nunc animis gaudia nostra juvat. Salve, festa dies, cultu celebranda perenni,
Qua Loyolae soboli surculus ecce viret.
Annuit arridens tacitis Ignatius ausis,
Et magnam parvis afferetalmus opem.
Vivat noster amor, redivivae gloria gentis !
Vocibus, exemplo, nos dabit esse suos.
(L'auteur de ces vers paraît être le Père Roger.)
Au Très Révérend Père en Jésus-Christ de Clorivière, Commissaire général de la Compagnie de Jésus.
Il paraît enfin après de longues années d'attente le jour désiré; nous pouvons exprimer la joie qui remplit nos cœurs.
Salut donc, ô jour heureux, digne d'être à jamais célébré. Voici apparaître sur la tige de Loyola un rejeton verdoyant.
Ignace sourit à notre hardiesse silencieuse; il saura donner à notre faiblesse une aide puissante. Qu'il vive dans nos cœurs, Lui, la gloire de sa famille renaissante, et puisse-t-il par ses leçons, par ses exemples faire de nous ses vrais enfants!
Bulle SolUcitudo ou Constitution par laquelle N. S. P. le Pape Pie VII rétablit la Compagnie de Jésus.
La sollicitude de toutes les Églises confiées parla grâce de Dieu à notre faiblesse, malgré la disproportion de nos mérites, Nous impose le devoir de mettre en œuvre tous les moyens qui sont en notre pouvoir et que la divine Providence, dans sa miséricorde, daigne Nous accorder, pour subvenir à propos et sans aucune acception de peuple, aux besoins spirituels de l'univers chrétien, autant que le permettent les vicissitudes multipliées des temps et des lieux.
Désirant satisfaire à ce que notre charge pastorale demande de Nous, il n'est pas plutôt venu à notre connaissance que Kareu et d'autres prêtres séculiers établis depuis plusieurs années dans l'immense empire de Russie, et autrefois attachés à la Compagnie de Jésus, supprimée par notre prédécesseur Clément XIV d'heureuse mémoire, Nous suppliaient de leur donner, par notre autorité, le pouvoir de se réunir en corps, afin d'être en état, en vertu des lois particulières à leur Institut, d'élever la jeunesse dans les principes de la foi et de la former aux bonnes mœurs, de s'adonner à la prédication, de s'appliquer à entendre les confessions et à l'administration des autres sacrements, que Nous avons cru devoir écouter leur prière. Nousl'avons fait d'autant plus volontiers que l'empereur Paul I*"" qui régnait alors, Nous avait instamment recommandé ces mêmes prêtres par des lettres qui étaient l'expression de son estime et de sa bienveillance pour eux, et qu'il Nous adressa le
11 août de l'an du Seigneur 1800, des lettres d'après lesquelles il lui serait très agréable que, pour le bien des catholiques de son empire, la Compagnie de Jésus fût rétablie par notre autorité.
C'est pourquoi, considérant l'extrême utilité qui en proviendrait dans ces vastes régions, presque entièrement destituées d'ouvriers évangéliques, réfléchissant quel avantage inestimable de tels ecclésiastiques, dont les mœurs éprouvées avaient été la matière de tant d'éloges, pouvaient procurer à la religion par leurs travaux infatigables, par l'ardeur de leur zèle pour le salut des âmes et par leur application continuelle à la prédication de la parole de Dieu, Nous avons pensé qu'il était raisonnable de seconder les vues d'un prince si puissant et si bienfaisant. En conséquence, par nos lettres données en forme de Bref, le 7 mai de l'an de Notre-Seigneur 1801, Nous accordâmes au susdit François Kareu, à ses compagnons établis dans l'empire russe, et à tous ceux qui pourraient s'y transporter, la faculté de se réunir en corps ou congrégation, sous le nom de la Compagnie de Jésus, en une ou plusieurs maisons, à la volonté du supérieur, et seulement dans les limites de l'empire de Russie ; et de notre bon plaisir et de celui du Siège apostolique, Nous députâmes, en qualité de supérieur général de ladite Compagnie, ledit François Kareu, avec le pouvoir et les facultés nécessaires et convenables pour suivre et maintenir la règle de saint Ignace de Loyola, approuvée et confirmée par notre prédécesseur Paul 111 d'heureuse mémoire, en vertu de ses Constitutions apostoliques et afin qu'étant ainsi associés et réunis en Congrégation religieuse, ils puissent donner leurs soins à l'éducation de la jeunesse dans la religion et les sciences, au gouvernement des séminaires et des collèges, et, avec l'approbation et le consentement des Ordinaires des lieux, au ministère de la confession et de la parole sainte, et de l'administration des sacrements; Nous reçûmes la congrégation de la Compagnie de Jésus sous notre protection et la soumission immédiate au Siège apostolique, et Nous réservâmes à Nous et à nos successeurs de régler et d'ordonner ce qui, avec l'assistance du Seigneur, serait trouvé expédient pour munir et affermir ladite congrégation, et pour en corriger les abus s'il s'y en introduisait; et à cet effet. Nous dérogeâmes expressément aux Constitutions apostoliques, statuts, coutumes, privi-
lèges et induits accordés et confirmés de quelque manière que ce fût, qui se trouveraient contraires aux dispositions précédentes, nommément aux lettres apostoliques de Clément XIV, notre prédécesseur qui commençaient par ces mots : Dominus ac Redemptor noster, mais seulement en ce qui serait contraire à nos dites lettres en forme de Bref qui commençaient par le mot Catholicsp, et qui étaient données seulement pour l'empire de Russie.
Peu de temps après avoir décrété ces mesures pour l'empire de Russie Nous crûmes devoir les étendre au royaume des Deux-Siciles, à la prière de notre très cher fils en Jésus-Christ, le roi Ferdinand, qui Nous demanda que la Compagnie de Jésus fût rétablie dans ses Etats, comme elle l'avait été par Nous dans le susdit empire, parce que dans des temps si malheureux, il lui paraissait de la plus haute importance de se servir des clercs de la Compagnie de Jésus pour former la jeunesse à la piété chrétienne et à la crainte du Seigneur, qui est le commencement de la sagesse, et pour l'instruire dans ce qui regarde la doctrine et les sciences, principalement dans les collèges et les écoles publiques. Nous, par le devoir de notre charge, ayant à cœur de répondre aux pieux désirs d'un si illustre prince, qui n'avait en vue que la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes, avons étendu nos lettres données pour l'empire de Russie au royaume des Deux Siciles, par de nouvelles lettres en forme de Bref, commençant par les mots Per alias, expédiées le 30 juillet, l'an du Seigneur 1804.
Les vœux unanimes de presque tout l'univers chrétien pour le rétablissement de la même Compagnie de Jésus, Nous attirent tous les jours des demandes vives et pressantes de la part de nos vénérables Frères les archevêques et évoques, et des personnes les plus distinguées de tous les ordres, surtout depuis que la renommée a publié de tous côtés l'abondance des fruits que cette Compagnie produisait dans les régions qu'elle occupait, et sa fécondité dans la production de rejetons qui promettent d'étendre et d'orner de toutes parts le champ du Seigneur.
La dispersion même des pierres du sanctuaire causée par les calamités récentes, et des revers qu'il faut plutôt pleurer que rappeler à la mémoire, l'anéantissement des ordres réguliers (de ces ordres la gloire et l'ornement de la religion et de l'Eglise), dont la réunion et le rétablissement sont l'objet de nos pensées
et de nos soins continuels, exigent que Nous donnions notre assentiment à des vœux si unanimes et si justes. Nous Nous croirions coupables devant Dieu d'une faute très grave, si, au milieu des besoins pressants qu'éprouve la chose publique, Nous négligions de lui prêter ce secours salutaire que Dieu, par une providence singulière, met entre nos mains, et si, placé dans la nacelle de saint Pierre sans cesse agitée par les flots, Nous rejetions les rameurs robustes et expérimentés qui s'offrent à Nous pour rompre la force des vagues qui menacent à tout instant de Nous engloutir dans un naufrage inévitable.
Entraînés par des raisons si fortes et de si puissants motifs, Nous avons résolu d'exécuter ce que Nous désirions le plus ardemment dès le commencement de notre pontificat. A ces causes, après avoir imploré le secours divin par de ferventes prières, et recueilli les suffrages et les avis de nos vénérables Frères les cardinaux de la sainte Église romaine, de notre science certaine, et en vertu de la plénitude du pouvoir apostolique, Nous avons résolu d'ordonner et de statuer, comme en effet Nous ordonnons et statuons par cette présente et irrévocable Constitution émanée de Nous, que toutes les concessions faites et les facultés accordées par Nous uniquement pour l'empire de Russie et le royaume des Deux-Siciles, soient, dès ce moment, étendues et regardées comme telles, comme de fait Nous les étendons à toutes les parties de notre Etat ecclésiastique ainsi qu'à tous les autres Etats et domaines.
C'est pourquoi Nous concédons et accordons à notre cher fils Thaddée Brzozowski, supérieur général de la Compagnie de Jésus, et à ceux qui seront légitimement députés par lui, toutes les facultés nécessaires et convenables selon notre bon plaisir et celui du Siège apostolique, pour pouvoir librement et licitement, dans tous les Etats et domaines ci-dessus mentionnés, admettre et recevoir tous ceux qui demanderont d'être admis et reçus dans l'ordre régulier de la Compagnie de Jésus, lesquels réunis dans une ou plusieurs maisons, dans un ou plusieurs collèges, dans une ou plusieurs provinces, sous l'obéissance du supérieur général en exercice, et distribués selon l'exigence des cas, conformeront leur manière de vivre aux dispositions de la règle de saint Ignace de Loyola approuvée et confirmée par les Constitutions apostoliques de Paul III. Nous permettons aussi, et voulons qu'ils aient la faculté de donner
leurs soins à l'éducation de la jeunesse catholique dans les principes de la religion, et l'attachement aux bonnes mœurs, ainsi que de gouverner des séminaires et des collèges, et avec le consentement et l'approbation des Ordinaires des lieux, dans lesquels ils pourront être demandés, d'entendre les confessions, de prêcher la parole de Dieu, et d'administrer les sacrements librement et licitement. Nous recevons dès à présent les maisons, les provinces et les membres de ladite Compagnie ainsi que ceux qui pourront à l'avenir s'y associer et s'y agréger, sous notre garde, sous notre protection et obéissance, et celle du Siège apostolique; Nous réservant, et à nos successeurs les Pontifes romains, de statuer et prescriie ce que Nous croirons expédient pour établir et affermir de plus en plus ladite Compagnie, et réprimer les abus si, ce qu'à Dieu ne plaise, il s'y en introduisait.
Nous avertissons et exhortons de tout notre pouvoir, tous et chacun des supérieurs, préposés, recteurs, associés et membres quelconques de cette Compagnie rétablie, à se montrer constamment et en tout lieu les dignes enfants et imitateurs de leur digne père et d'un si grand instituteur ; à observer avec soin la règle qu'il leur a donnée et prescrite, et à s'efforcer de tout leur pouvoir de mettre en pratique les avis utiles et les conseils qu'il a donnés à ses enfants.
Enfin Nous recommandons dans le Seigneur à nos chers fils, les personnes nobles et illustres, aux princes et seigneurs temporels, ainsi qu'à nos vénérables Frères les archevêques et évêques, et à toutes personnes constituées en dignité, la Compagnie de Jésus et chacun de ses membres; et Nous les exhortons et prions de ne pas permettre ni de souffrir que personne les inquiète, mais de les recevoir avec bonté et charité.
Voulons que les présentes lettres et tout leur contenu demeurent perpétuellement fermes, valides et efficaces, qu'elles aient et sortissent leur plein et entier effet, et soient inviolablement observées en tout temps et par tous ceux à qui il appartiendra, et qu'il soit jugé et statué conformément à icelles par tout juge revêtu d'un pouvoir quelconque; déclarons nul et de nul effet tout acte à ce contraire de quelque autorité qu'il émane, sciemment ou par ignorance.
Nonobstant toutes constitutions et ordonnances apostoliques, et notamment les lettres susdites en forme de Bref de
Clément XIV d'heureuse mémoire, commençant par ces mots: Dominus ac Redemptor noster\ expédiées sous l'anneau du Pêcheur, le 21^ jour de juillet de l'an du Seigneur 1773, auxquelles comme à toutes autres contraires Nous dérogeons expressément à l'effet des présentes.
Voulons toutefois que la même foi soit ajoutée soit en justice, soit ailleurs, aux copies collationnées ou imprimées, souscrites par un notaire public, et revêtues du sceau d'une personne constituée en dignité ecclésiastique, qu'aux présentes mêmes, si elles étaient exhibées ou montrées.
Qu'il ne soit donc permis à personne d'enfreindre ou de contredire, par une entreprise téméraire, la teneur de notre ordonnance, statut, extension, concession, induit, déclaration, faculté, réserve, avis, exhortation, décret et dérogation ; et si quelqu'un ose le tenter, qu'il sache qu'il encourra l'indignation du Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres saint Pierre et saint Paul.
Donné à Rome, à Sainte-Marie-Majeure, l'an de l'Incarnation de Notre-Seigneur mil huit cent quatorze, le sept du mois d'août, et de notre pontificat la quinzième année.
Très Saint Père,
Jean Bourdier-Delpuits, âgé de plus de soixante ans, prêtre, ancien religieux de la Société de Jésus en France, maintenant chanoine honoraire de l'Eglise métropolitaine de Paris, approuvé par S. Era. Mgr le Cardinal archevêque pour exercer dans son diocèse le saint ministère, prosterné de cœur et d'esprit aux pieds de Votre Sainteté, la supplie humblement, pour la plus grande gloire de Dieu, de vouloir bien confirmer et approuver par son autorité et sa bénédiction la Congrégation de la Bienheureuse Vierge Marie, instituée à Paris depuis près de cinq ans, ainsi que les autres congrégations conformes à celle de Paris, reconnue par elles comme leur mère, qui se sont établies depuis deux ans et n'ont cessé d'édifier par leur piété soutenue. — Que Votre Sainteté daigne aussi m'accorder,
et à mes successeurs légitimes, l'autorisation nécessaire pour pouvoir admettre les congrégations à s'unir à celle de Paris et à participer aux grâces données par le Saint-Siège, dans toute l'intégrité de celles dont l'autorité apostolique a comblé les congrégations établies dans les maisons de la Compagnie de Jésus, depuis si longtemps, et dont les exemples partout édifiants ont contribué aux progrès de la piété publique dans tous les états. Les pieux jeunes gens de Paris ont eu la consolation de baiser les pieds de Votre Sainteté, il y a quelques jours, et vous daignâtes. Très Saint Père, entendre avec bonté le discours de l'orateur choisi pour exprimer les vœux de ses confrères. Nous n'oublierons jamais l'alîabilité paternelle de Votre Sainteté ; ce souvenir précieux à leur cœur soutiendra la ferveur de leurs prières, afin que Dieu conserve longtemps à son Église Votre Sainteté pour sa gloire et le salut du monde.
Aix-en-Provence. — Pétition au Roi pour le rétablissement
des Jésuites.
Sire,
Les desseins des derniers Novateurs sont connus de Votre Majesté. Pour renverser le Trône auquel dans leur aveugle fureur ils avaient voué une haine implacable, ils attaquèrent la Religion son inébranlable soutien.
Pour parvenir à la détruire ils ne l'ont pas d'abord attaquée de front, mais en même temps qu'ils cherchaient à décrier l'une après l'autre toutes ses pratiques, ils travaillèrent d'abord sourdement, ensuite à découvert, à lui enlever tous ses défenseurs. Ainsi les Ordres religieux, qui la servaient et la défendaient à la fois, furentvoués à leur mépris, et bientôt après à la proscription. Et si l'on doit jugerpar leur haine de l'utilité particulière dont étaient pour l'Eglise, pour la Religion, chacun de ces Corps respectables, on doit croire qu'ils regardaient eux-mêmes l'Ordre des Jésuites comme celui qui pouvait le mieux la servir et les combattre avec plus d'avantage.
Un miracle de la Providence a déjoué leurs complots au
moment même où ils se croyaient sûrs du triomphe. C'est à votre sagesse, Sire, à en rendre désormais le succès impossible.
Rendez-lui donc, Sire, au moins quelques-uns de ces bataillons sacrés voués de tout tems et par l'esprit même de leur état comme par leurs sermens à son service et à sa défense.
Le malheur des tems, l'affaiblissement de la foi lui rendent ces troupes auxiliaires aussi nécessaires que ces Ministres indispensables auxquels on a voulu la réduire, et qui succombent successivement sous le poids de leurs travaux, trop souvent même sans pouvoir être remplacés.
Rendez-lui surtout cet Ordre précieux qui lui avait spécialement consacré l'existence entière de tous ses membres toujours prêts à tout entreprendre et à tout souffrir pour elle ; qui plus particulièrement voué à tous les genres utiles et louables d'instruction, lui a rendu et peut lui rendre encore de si grands services. Leurs adversaires les plus acharnés conviennent euxmêmes que dans cette partie si importante non seulement pour l'Église, mais pour la société, les Jésuites n'ont pu être remplacés, que leur retraite a été fatale à leurs émules même. De quel bienfait ne vous sera pas redevable la génération qui doit nous succéder, si en lui rendant les Jésuites, vous lui rendez des instituteurs avoués à la fois par la Religion et par la science, que dans le tems même où on les persécutait, on prenait pour modèles, et qu'on n'a pu s'empêcher de regretter après les avoir détruits.
Ainsi en vous montrant, à l'exemple de vos augustes prédécesseurs, le Protecteur zélé de la Religion et de l'Eglise vous serez encore le Père et le Rienfaiteur de tous vos sujets, et vous mettrez le comble aux vœux de vos très humbles, très obéissants et très fidèles serviteurs et sujets de la ville d'Aix en Provence, soussignés :
Delga, supérieur du Séminaire. Marquis de Boyer d'Éguilles, ancien
Le chevalier de Gras, maire d'Aix, président,
département des Bouches-du-Rhône. Comte de Gallifet, lieutenant géné-
Abel, prêtre et supérieur du petit- rai du Roy.
séminaire. Loudez, ancien officier et maire de
L'abbé de Richery, ancien chanoine Pierrefeu.
d'Aix, vicaire général de Senez. L'abbé de Mazenod. Tant pour moi
que pour le président de Mazenod, mon père, l'abbé de Mazenod, ancien chanoine, grand vicaire d'Aix et le chevalier de Mazenod, ancien capitaine de vaisseau.
Pin, ancien conseiller du roy en sa cour des comptes, aides et finances de Provence.
Garidel, ancien conseiller au Parlement de Provence,
Brard de la Boulie, docteur en droit.
Du Périer, prêtre et chanoine d'Aix.
Isoard.
Le Vicomte de Gallifet, ancien o£Bcier de dragons.
Suffren, chanoine.
Honorât, curé de la métropole.
Charles Bretenière, prêtre, supérieur de la société delà Retraite chrétienne.
Modeste Brun, prêtre, vicaire de cette même société.
Anot de Sullons {?), jurisconsulte.
Gharle de Boniface, lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint- Louis.
Roux Alphéran,. avocat, secrétaire en chef de la mairie.
Diouloufet, sous-bibliothécaire.
L'abbé comte de Beauret, prêtre, ancien chanoine de Saint-Victor de Marseille, associé à l'ordre de Saint- Jean de Jérusalem.
Berriat, chanoine, vicaire général, capitulaire.
Saurin, prêtre, directeur du séminaire.
Rey, chanoine, secrétaire de l'Archevêclié d'Aix.
Dom Bruno Gros, chartreux, vicaire de la Chartreuse de Valbonne, exsecrétaire du général.
Arnulphy (.'), ancien consul d'Aix, procureur du pays de Provence.
Ginoux, professeur de philosophie.
Eugène Barlatier de Saint-Julien, « pour mon père infirme, ancien oflBcier de dragons, et pour moi ».
Vicomte de Suffren S.-Tropez, chevalier de Saint-Louis, ancien colonel.
Duranti.
Granet, avocat au Parlement.
Le marquis d'Olivary, ancien officier de la marine royale, chevalierdeSaint- Louis, ex-adjoint à la mairie d'Aix.
Joubert, docteur en médecine.
Baudier, docteur en chirurgie.
Matrasse (.'), avoué au tribunal de première instance.
Roman Tribuliis (?), avocat, nommé en 1789 assesseur d'Aix, procureur des Etats de Provence.
Dubreuil, avocat, ancien assesseur d'Aix, et procureur du pays de Provence.
De Périer.
Comte, ancien négociant,
Durand, négociant.
Fouquet, négociant.
Comte cadet, négociant.
Birotteau, avocat.
8 prêtres, professeurs au petit-séminaire.
Grand, ancien médecin.
Saint-Etienne.
Girard, officier de la garde nationale.
Brisson, architecte.
Oudin Augustin, recteur de la paroisse d'Eguilles.
Philippe, docteur en médecine.
Anglesy, ancien conseiller en la Cour des comptes d'Aix.
Alphray (.■'), ancien capitaine de vaisseau.
B. Magnan, propriétaire.
Auguste Thomassin, de Pornier.
Lange de S. Suffre (?), ancien ofiBcier au régiment de Soissonais, chevalier de l'ordre de Saint-Louis.
D'Anselme.
Laty prêtre, grand vicaire de Saint- Sauveur.
Hyp. de Vignes, lieutenant de la garde nationale.
Meyronnet Saint-Marc, avocat général près la Cour royale.
Comte de Panisse, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, officier des carabiniers de Monsieur.
PIECES .7USTIFIGAT1VES
Vassot, ancien procureur en la sénéchaussée d'Aix, administrateur et ordonnateur du bureau de bienfaisance.
Guigou, chanoine, vicaire général d'Ail.
A. Robineau Beaulieu, de la société académique d'Aix.
Capitaine de Magallon, ancien aidede-camp du général comte Dumas, chevalier de l'ordre militaire de Pologne de Saint-Stanislas.
Baron, prêtre, religieux de l'ordre de Citeaux.
De Puget;
Jeannin.
Hypolyte Bruéry.
Rivière.
Daniel.
Genay, chanoine de Saint-Victor et ■vicaire général de Marseille, député du clergé de la province d'Aix du 2' ordre à l'assemblée du clergé de 1762, laquelle fit des remontrances au roy pour la conservation des Jésuites.
Isidore d'Eymard de Montmayor.
Barbier, administrateur du bureau de bienfaisance.
Charle Meyronnet, administrateur de la commission générale des Hospices.
Alexandre Rérier, administrateur de la commission générale des Hospices.
De Cadenat, marquis de Charleval, ancien lieutenant de la garde du roi Louis XVI, maire de la ville de Lambesc.
Négret Brunig, ancien avocat au Parlement de Paris et ancien subdélégué de l'Intendance de Vrovence.
Edouard de Coriolis, membre de la Légion d'honneur, capitaine de la garde nationale.
Hypolyte de Castelet, administrateur du bureau de bienfaisance,
Reynaud Couvert, maire du Puy.
Daymard de Montmeyard (?), ancien avocat général au Parlement, aujourd'hui à la Cour royale d'Aix.
Léon Coriolis, administrateur du bureau de bienfaisance.
Menez (?), ancien conseiller du Roy en la cour des Comptes, aides et finances de Provence.
Agnelly, administrateur du bureau de bienfaisance.
Angelin, notaire.
Joussaud, apothicaire de S. A. R.
Monsieur.
C. de Montvalon, ancien enseigne au régiment des gardes françaises « tant pour moi que pour mon père, ancien capitaine au régiment d'infanterie du Roy, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, voulant donner une marque de notre persévérance à professer les principes d'André, d'Honoré et de Marc-Antoine de Barrigue de Montvalon, conseiller au Parlement d'Aix qui ne cessèrent de se montrer les plus chauds défenseurs de la cause des Jésuites ».
Isoard de Chénerille, administrateur des Hospices,
H. Boyer de Fonscolombe.
Comte Auguste de La Tour du Pin.
Verclause, chef d'escadron.
Marquis de Laguy (.'), ancien officier au régiment du Roy, commandant de la garde nationale d'Aix.
Sajard (.'), chevalier de l'ordre royal et militaire des saints Maurice et Lazare de Piémont, maire de Saint- Antoine.
D'Antheman (?), conseiller en la cour royale, chevalier de la Légion d'honneur.
Pin, avocat en la cour.
Balage (?), membre du conseil^unicipal.
Marquis de Grimaldi de Cagne.
Marquis de Bausset.
Coulon, prêtre, ancien curé de Gardane.
Allègre, prêtre, ex-augustin.
Comte Léon de Montaigu, ancien page du Roy et capitaine de dragons.
De Foresta, conseiller en la cour royale.
Durant! de la Calade, oflicier dans la garde nationale.
Renaud, marquis d'Alleu.
Marquis d'Albertas, capitaine des canonniers dans la garde nationale.
Dumas, ancien administrateur du bureau de bienfaisance.
Bouquier, ancien administrateur du bureau de bienfaisance
Saqui Saunes, ofiBcier de marine.
G. Boyer de Fonscolombe, administrateur du bureau de bienfaisance.
Barras, administrateur du bureau de bienfaisance.
Marquis de Boisg-elin, maire de Saint- Martin de Pallière.
Xavier Alliés.
Artaud Dubuy.
André Guitton.
M. Figuier.
Consel.
Etienne Michel.
André Yard.
L'abbé Pin, ancien curé de Salon.
Castel.
On peut citer comme spécimen de l'organisation des Petits- Séminaires sous le régime du décret de 18081a correspondance échangée en 1810 entre l'archevêque de Bordeaux, Mgr d'Aviau du Bois de Sanzay, et le Grand-Maître de l'Université, le Comte de Fontanes. L'archevêque informe le Grand-Maître de son intention d'établir une école secondaire ecclésiastique séparée du Grand Séminaire; il s'estime heureux que l'on veuille bien faire bénéficier les jeunes clercs de l'enseignement du lycée ; cependant il insinue la crainte qu'il éprouve que le contact avec les élèves du lycée ne leur soit quelque peu nuisible. Quant à la taxe du vingtième, il voudrait bien en être exempté : « Si cet arrêté demeure applicable à mon Séminaire, c'est une dépense bien onéreuse pour cette maison. » Voici la réponse de Fontanes :
14 octobre 1810.
« Monseigneur,
« Dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire en date du 11 de ce mois, vous témoignez le désir que les élèves de votre Séminaire diocésain et ceux de l'école secondaire ecclésiastique que vous vous proposez d'établir soient admis sans rétribution à suivre les cours du lycée. Je regrette. Monseigneur, de ne pouvoir faire ce que vous désirez ; la rétribution
des externes forme en partie le traitement des professeurs, et je ne puis accorder de préférence à cet égard aux élèves ecclésiastiques sans porter atteinte à la justice et aux intérêts du Lycée... Loin de voir aucun inconvénient à craindre pour les jeunes Séminaristes dans leurs rapports avec les élèves du lycée, vous devez, Monseigneur, attendre pour ceux-ci les plus heureux effets de cette réunion et du bon exemple qui leur sera donné par les élèves du Séminaire... Lorsque vous aurez désigné le local destiné à l'établissement que vous avez le projet de former, vous voudrez bien me présenter le sujet sur lequel vous aurez jeté les yeux pour le diriger. II ne pourra manquer d'avoir notre approbation lorsqu'il aura obtenu votre suffrage. » [Les Séminaires de Bordeaux , par L. Bertrand, t. II, p. 190.)
Une curiosité de ce domaine était un pin géant, dont le tronc à hauteur d'homme mesurait plus de six mètres de circonférence, et que l'on apercevait de très loin dans la vallée de l'Arc, comme un trait saillant du paysage. On ne s'étonnera pas qu'il ait plus d'une fois sollicité la Muse de nos humanistes. Un poème latin entre autres, découvert dans un carton d'archives, lui consacre les hexamètres suivants :
Ante fores crescit longœvis ardua ramis Pinus, et umbrifera superans duo secula mole; Non radice efFœta tamen, quanquam illa fréquenter Innumeram vidit genti succedere gentem, Quanquam et Sextiacum vidit sedisse Senatum Quum fera Phocaeis olim contagia mûris Ardèrent, vasta duplicantia funera terra...
(Archiv. Lugd. LIV.)
Le domaine avait, en effet, appartenu au président Ripert de Monclar, et d'après la tradition, le Parlement de Provence y aurait tenu des séances pendant une épidémie de peste. Tout récemment le pin vénérable qui comptait plus de deux siècles en 1824, 5Myye/«/isJaosecM/a, a succombé sous le poids de l'âge.
Le nom de Cascades de Saint Marc que portait la villa au commencement du siècle dernier, ainsi que les travaux considérables exécutés soit par les anciens propriétaires, soit par les Jésuites eux-mêmes, pour l'aménagement des eaux prouvent qu'elles étaient alors bien plus abondantes qu'aujourd'hui. Cette propriété, qui comprenait une vingtaine d'hectares avec une maison d'habitation, fut achetée en 1825 au prix de 11.000 francs.
Voici ce que le P. Varin écrivait au Père Roothan, général de la Compagnie, le 29 octobre 1831 :
« Votre Paternité apprendra sans doute avec intérêt le retour d'un enfant prodigue; c'est le trop fameux Marçai [sic] qui ajoutait à son nom celui de la Roche-Arnaud. Le P. Simpson qui, dans un voyage à Lalouvesc, Lavait reçu dans la Société, croyait voir quelque chose d'extraordinaire dans sa vocation; il me l'adressa à Paris en me le recommandant d'une manière toute particulière. Sa vie, depuis, est connue. Pendantson noviciat, une piété, etc. Puis, relâchement dans nos maisons d'éducation, sa sortie de la Société, son entrée à Saint-Sulpice et son renvoi, enfin les funestes liaisons qui l'entraînèrent d'abîme en abîme, au point qu'il me disait lui-môme que j'avais trop d'indulgence et de simplicité pour comprendre jusqu'où il était allé. Il y a cinq jours qu'il écrivit au F. Mallet ces deux mots, etc. »
Le malheureux, tombé dans la misère noire, avait, paraît-il, ouvert son âme au repentir. Il exprimait le désir de voir un Père, sans oser cependant espérer cette faveur dont il se jugeait trop indigne. Le Père Varin, n'écoutant que sa charité, se rendit à l'adresse indiquée. Dans deux lettres subséquentes il raconte au Père Roothaan la suite de l'aventure. C'est un imbroglio où il semble que le vénérable religieux se laissa duper par le misérable et des aigrefins dont il était devenu la proie. Quoi qu'il en soit, après un semblant de conversion et des secours pécuniaires extorqués au trop confiant Père Varin, « l'enfant prodigue « retourna à son vomissement. Toutefois on n'enten-
dit plus parler de lui. Mais, au commencement de 1845, au moment où la Compagnie de Jésus se voyait sous le coup d'une prochaine dissolution, il reparut soudain sur la scène avec un nouveau livre intitiûé Mémoire à consulter sur le rétablissement légal des Jésuites en France par M. Martial Marcet de la Roche- Arnauld. (Paris, Jules Laisné, i8k5, pp. IV-139.) Et en exergue : « Qu'on ait honte de faire le mal, mais qu'on n'ait pas honte de s'en repentir. » (TertuUien.) Le livre comprenait une Première Partie : Pétition adressée à la Chambre des Députés, et une Seconde Partie : Pétition adressée à la Chambre des Pairs, le tout précédé d'un A^>ertissement àdiXi^ lequel on lisait : « Le respect que je dois à la vérité, mon devoir comme homme et comme chrétien m'oblige, avant de rien écrire, et surtout avant de rien publier sur les Jésuites, de faire une déclaration devenue nécessaire parles calomnies nouvelles dont on les accable et par les cruelles persécutions dont ils sont menacés.
«Je déclare donc que je désavoue entièrement et de bonne foi tous les écrits que j'ai publiés en 1827, 1828 et 1829, contre les Jésuites, non point comme n'étant point de moi, mais comme les fruits honteux d'une vengeance pleine d'imposture, et comme tels je les livre, ainsi que dès longtemps je les ai livrés au blâme ou plutôt à l'oubli de tous.
« Je déclare sans détour... que ce fut l'esprit de parti qui me mêla dans ce déchaînement dont les Jésuites furent victimes, me dicta ces extravagantes horreurs que je débitai au public ; et ce fut à cette honteuse condition de multiplier les plus incroyables faussetés que je dus ce succès populaire dont jouissaient alors ces déplorables productions.
« Je déclare le plus hautement possible, très sincèrement honteux d'avoir été capable de le faire, que c'est avec aussi peu d'honnêteté et de vérité qu'à peine sorti de l'Ordre des Jésuites où tous les soins de l'amitié m'avaient été prodigués, je les ai accablés d'injures, de gaîté de cœur, sans raison, sans respect, par des personnalités tellement indignes qu'en y pensant je ne comprends pas seulement comment un peuple honnête a pu les tolérer et comment un gouvernement sage et fort ne les a pas sévèrement punis. »
Usant du droit de Pétition reconnu par la Charte à tous les citoyens, et dont il avait fait usage dix-sept ans auparavant pour demander l'expulsion des Jésuites, il sollicitait maintenant
des deux Chambres le rétablissement légal de l'Ordre, comme une mesure de justice et de sage politique. Il déclare d'ailleurs qu'il n'a pas consulté les Jésuites et que sa démarche pourrait bien ne pas avoir leur approbation. 11 ne paraît pas, en effet, que ce malheureux homme ait eu, ni à ce moment ni dans la suite, aucune relation avec la Compagnie. Nous ignorons quelle fut sa fin. Le désaveu public et complet qu'il s'infligea lui-même prouve du moins la sincérité de son repentir.
Signataires de la « Déclaration des anciens élèves de Saint- Acheul » présents à Paris, 8 juillet 1828 :
Louis de Vaujuas.
E. Lamotte.
Chabenat de Bonneuil.
Le Maistre d'Anstamg.
Jules Bisson.
Gustave de Longeville.
Gérard Guy.
Anselme Valat.
Charles d'Assailly.
Charles de Rochelaillée.
Bernard de Menthon.
Hilarion Marchand.
Philibert de Longeville.
Aimé de Belleroche.
Charles de Guilhemanson.
Camille de Vaujuas.
Alex. Hesse,
A. Le Gonidec.
Musnier.
Victor de Tramecourt.
Clément de Saint-Germain.