I . Qu'ils usent de leur droit
reçu du ministère et beaucoup plus rigoureux i[ue celui du sous-préfet. (Circulaire de M. Martin du Nord.) Le questionnaire n'oublie rien: Le noviciat existe-t-il toujours? Se dispose-t-on à se disperser et à vendre, comme il a été convenu à Rome ?... Dans le cas où Ton serait obligé d'user de la force pour exécuter les promesses faites à Rome, aurait-on à craindre des manifestations, de graves mécontentements? etc. — J'ai répondu : Le Père Général a rendu un grand service au Gouvernement qui, sans lui, serait dans un grand embarras. Nous ne sommes pas compris dans les concessions faites ; il n'y en aura pas d'autres. » (7 Octobre.)
Sur !a fin de septembre,i\l. Rossi, au nom de M. Guizot, se plaignait encore auprès du secrétaire d'Etat de ce que, « après trois mois écoulés, la Congrégation des Jésuites ne s'était pas encore dispersée » ; le ton de la Note trahit une irritation mal contenue : « Je ne dois pas laisser ignorer à Votre Eminence que ces retards donnent lieu à de fâcheuses conjectures et qu'ils accréditent en se prolongeant des suppositions aussi peu compatibles avec la dignité du Saint-Siège qu'avec celle du Gouvernement du Roi. » (25 Septembre.)
Le cardinal Lambruschini répond assez sèchement, le 30 septembre, qu'il a fait « interpeller » le Père Général, lequel assure que les « mesures prises et ordonnées par lai sont exécutées ou en voie d'exécution ».
Et ce fut tout. Pour parler comme M. Rossi, « le troisième acte du drame » était terminé. La réponse du cardinal Lambruschini transmise à M. Guizot, il n'est plus question des Jésuites dans la correspondance diplomatique. Le Gouvernement, de son côté, voyant qu'il n'y a plus rien à attendre de Rome, ne voulant pas d'autre part entrer dans la voie des violences, se résigne à paraître satisfait. Les journaux libéraux continuent, selon leur nuance, les uQS à le féliciterd'avoir habilement conjuré le péril jésuitique, les autres à le railler pour avoir aggravé le mal : « Jusqu'ici, écrivait le National^ la contagion était concentrée