CHAPITRE VI
3° Qu'elle renferme encore le germe d'améliorations désirables, que le zèle des évêques et du clergé pourra sans doute réaliser \.. »
Il n'y a pas lieu d'être étonné de cette divergence d'appréciations. Dans tout arrangement librement discuté, il y a ce que l'on cède et ce que l'on reçoit. Suivant que l'on considère exclusivement l'une ou l'autre part, on est satisfait ou mécontent. Pour former sur la solution adoptée un jugement équitable, il faut mettre en balance les pertes et les profits, et cela fait, passer à la contre-épreuve, c'est-à-dire procéder à la même opération pour la solution contraire. Ceux qui ont pratiqué les Exercices spirituels de saint Ignace reconnaîtront ici une règle de sagesse donnée par ce maître incomparable pour décider dans les cas difiiciles.
Ce qu'on pourrait appeler l'actif dans le bilan de l'affaire présente n'était pas, dit Mgr Dupanloup, « tout ce que nous pouvions désirer, tout ce que nous avions demandé, c'était tout ce que les temps permettaient. Quand la République n'aurait été faite que pour ramener les Jésuites, les Congrégations religieuses et la liberté d'enseignement, et tout cela par M. Thiers, je comprendrais pourquoi Dieu l'a permise -. » D'autre part, au