I. Voir aux Pièces justificatives, n° X
avec Toulouse que des rapports rares, difficiles et quelquefois à peu près impraticables, tandis que nous sommes aux portes de Lyon, où nous avons des relations journalières. Ne vous serait-il pas possible, mon Très Révérend Père, d'attribuer à la Province de Lyon la maison de Vais ? Je vous en serais personnellement reconnaissant. » (15 Septembre 1852.)
La lettre du Père Roothaan citée plus haut nous fait conjecturer quelle fut sa réponse à Mgr de Morlhon. Au reste, à cette date les derniers arrangements pour la division des deux Provinces venaient d'être conclus. « Grâce à Dieu, écrivait le Père Maillaid le 15 septembre, les choses se sont passées comme toujours dans un saint accord ; tout a été réglé de part et d'autre dans le même esprit de charité et d'union. »
La création d'une troisième Province française fut un des derniers actes du gouvernement du Père Roothaan. Le 4 janvier 1853, il signait un Décret convoquant la Congrégation générale pour le 21 juin suivant. Avec le pressentiment de sa fin prochaine, il avait apparemment le désir de résigner sa charge. Bientôt après il tombait gravement malade ; pendant deux ou trois mois il passa par des alternatives qui faisaient succéder l'espoir aux plus graves inquiétudes. Vers la fin d'avril on dut renoncer à tbute illusion, et le 8 mai, le Père Jean Roothaan s'éteignit paisiblement, après avoir désigné le Père Jacques Pieriing comme vicaire général, jusqu'à l'élection de son successeur. Son généralat avait duré vingt-quatre ans. Au jour fixé la Congrégation générale était réunie au Gesù, et au bout de quelques jours les suffrages se portaient sur le nom du Père Pierre Beckx, de la Province de Belgique'. P'fé en 1795, il était âgé de cinquante-huit ans et devait rester à la tête de la Compagnie de Jésus l'espace de