‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 3)Chapitre 52 sur 362 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

heure de vogue; Clément de Laage, écrivain dont la modestie ne parvenait pas à dissimuler le mérite, etc. . .

Nous avons laissé la résidence de Paris installée rue du Regard^. Elle n'y était plus lorsque se déchaîna contre la Compagnie de Jésus la tempête que nous venons de raconter. En 1841 les Visitandines de la rue des Postes étant allées s'établir à Boulogne-sur-Mer, les Jésuites devinrent acquéreurs des immeujjles qu'avait occupés le troisième monastère de la Visitation, c'est-à-dire l'hôtel de Juigné avec l'ancien couvent des Eudistes. « 11 y a là, écrivait le Père Guidée, tout ce qu'il nous faut, une église, deux arpents et demi de terrain (9.000 mètres carrés environ), une maison grande et sans apparence...'^ » (7 Août 1841.) Une sorte d'attraction irrésistible ramenait les Jésuites sur cette montagne Sainte-Geneviève qui, à plus juste titre encore que la colline de Montmartre, peut être appelée le berceau de leur Ordre. C'est là en effet que saint Ignace vécut ses sept années d'études après sa conversion, là qu'il choisit et forma ses premiers compagnons; le plus illustre d'entre eux, François Xavier y passa treize ans, d'abord étudiant, puis maître à son tour. Là se voyait encore le vieux Sainte-Barbe; la tour vénérable, dite de Saint-Ignace, avait disparu depuis peu. Tout auprès, le collège de Glermont, contemporain des débuts de la Société, subsistait encore dans l'état où il se trouvait

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