‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 11 sur 382 · CHAPITRE PREMIEU · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIEU

mennaisierine, se fixèrent finalement dans une série de propositions dont le sens, dégagé de toute littérature, était facile à saisir, et que le Père Général interdit d'enseigner dans les écoles de la Compagnie. En adressant sa rédaction au Père Fortis, l'Assistant de France lui écrivait de Tivoli, le 23 septembre 1823 : « Votre Paternité m'ayant chargé de préparer une formule ({'ordination à envoyer en France pour réprimer la trop grande liberté de quelques professeurs, je l'ai fait avec tout le soin possible et je lui soumets mon écrit pour qu'elle l'approuve, le corrige, le change selon qu'elle jugera bon dans le Seigneur. Je lui demande seulement une chose, c'est d'écrire soit en ces termes, soit en d'autres qui portent. Car le mal fait des progrès, et, si l'on n'y remédie promptement, il produira des effets déplorables. ^ »

A quelques jours de là le Père Rozaven pouvait en effet annoncer à son confident ordinaire l'arrivée prochaine du document en question : « Vous recevrez, je pense, dans peu une ordination du R. P. Général pour défendre l'enseignement des principes de M. de L. M. J'espère que les défenseurs de l'autorité n'aurontaucune peine à soumettre leurs raisons individuelles 2. »

h^ordination suivit de près. Elle porte la date du 4 octobre 1823. Elle rappelait que la tradition, aussi bien que la règle, dans la Compagnie, est de s'en tenir aux opinions communément reçues dans les écoles catholi' ques ^ ; elle relevait, non sans quelque malice, l'inconséquence des nouveaux docteurs qui, pour ériger l'autorité

1. Quod Paiernitas Vestra mihi commendavit ut scriberein aliquam formulamordinationis quae mitli posset in Galliam. ad coercendain quorumdam professorum nirniain libertalem, hoc curavi diligenter efficere, et scriptiim meum eimitto, ut illud approbet, corrigat, immutet, prout in Domino judicaverit^ hoc solum rogans ut vel his verhis, vel aliis efficacibus scribere dignetur; serpit enini malum, et nisi mature caveutur, infelices edet fructus,

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