‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 129 sur 382 · I. Archiv. Paris. N° 235o · texte numérisé non relu

I. Archiv. Paris. N° 235o

Le rappel a pour but l'organisation en expectative de maisons enseignantes et la préparation des membres à cet enseignement. »

On en vient ensuite à la maison de la rue du Regard. Elle comptait alors exactement quarante-huit personnes. Le Rapport en déclare plus de cent; il donne une liste de noms; on y trouve des morts et des vivants, des présents et des absents, d'autres complètement inconnus ou qui ne sont jamais venus à Paris. Puis il continue : « Presque tous ces prêtres suivent avec plus de zèle que jamais les cours de la Sorbonne et du Collège de France et y assistent en habit laïque ; dans l'intérieur de la maison ils s'exercent assidûment au professorat, se cédant tour à tour la chaire et remplissant de même le rôle d'écoliers les uns à l'égard des autres. Les maisons de province se livrent aux mêmes exercices préparatoires. »

Le Père Guidée remit les choses au point dans un Mémoire à l'archevêque. On lui faisait vraiment la partie belle, et il n'avait qu'à dire la pure et simple vérité pour mettre à néant ce mélange de faussetés et de préventions. Ce qui restait de toutes ces imputations, c'est que les Jésuites ne désespéraient pas de voir un jour les pouvoirs publics donner cette liberté d'enseignement tant promise et qu'ils osaient bien se préparer en vue de cette heureuse éventualité. Mais qui donc pouvait leur reprocher de croire à la parole du Gouvernement ? En attendant, disait le Père Guidée, les Jésuites restent sous le coup de l'exclusion dont ils sont frappés depuis 1828. « Ils pourraient l'éluder au moyen d'un mensonge ; mais ils ont toujours reculé et reculeront toujours devant cet obstacle, qui n'en serait pas un pour tout le monde. Il est faux qu'ils songent à reformer leurs anciens établissements et ils défient qu'on puisse leur prouver qu'ils ont fait aucune tentative pour rentrer dans l'enseignement. »

L'archevêque communiqua le Mémoire au ministre, lequel apparemment trouva qu'on n'avait rien à y répondre. De fait, Vînstitut des Hautes Études ne fut pas

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