‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 167 sur 382 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

au collège de Fribourg. Travailleur acharné, esprit inventif, incapable de se contenter des besognes tracées d'avance, il était toujours en quête de quelque moyen plus efïicace de contribuer à la défense de l'Eglise, l'unique objet de ses ambitions et de ses efforts. Persuadé que la plume est l'arme par excellence des combats pour la vérité, il rêva d'œuvres de presse et élabora quantité de projets et de plans; sur le nombre quelques-uns furent réalisés de son vivant, ou plus tard. Lui-même fut un publiciste infatigable, d'humeur plutôt agressive et portant parfois ses coups sans assez de retenue et de prudence. En 1841, le Père Deschamps, après une absence qui aurait pu être plus longue ^, revenait à la résidence d'Avignon où il avait déjà passé plusieurs années et dont il avait même été le Supérieur, de 1834 à 1836. Par ses soins avait été organisée une congrégation d'hommes, qui sous sa direction était devenue florissante. A peine était-il de retour depuis quelques mois qu'il mettait la main à une entreprise qui mérite d'être signalée. L'idée était neuve et ne manquait pas de hardiesse. Nous avons parlé plus haut de l'œuvre de Saint-Pierre de Luxembourg '^5 assurément un des premiers en date parmi les patronages pour les enfants du peuple au siècle dernier. Le Père Deschamps songeait à le transformer en école professionnelle. 11 en exposait le plan dans un Mémoire au Père Général : « Le bien, disait-il, que la Providence nous a accordé de faire par la petite œuvre de Saint-Pierre de Luxembourg, malgré des obstacles sans nombre, et l'heureuse influence que cette œuvre nous donne sur la population de cette cité, m'a fait penser à proposer à

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