Séance du 8 mai
2. Le P. Jean Guignard, présenté ici comme assassin des rois, fut en réalité une victime des rancunes parlementaires. Après l'attentat de Chàtel contre Henri IV, le Parlement de Paris ût faire des perquisitions au collège de Glermont, où le misérable -avait été écolier. On trouva dans les papiers du Père Guignard quelques écrits du temps de la Ligue où il était question du meurtre des rois. Les magistrats n'en demandèrent pas davantage ; le P. Guignard lut condamné et pendu en place de Grève. L'historien protestant de Tliou déclare que l'on n'avait pas même respecté les formes judiciaires ni entendu les témoins, non ser\'ulo juris ordine neqne partihns anditis.