‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 312 sur 382 · Voir Chap. IX, p. 5i i · texte numérisé non relu

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2. Il était le second des trois frères Dupin ; il avait été créé baron par Louis XVIII et nommé Pair, ainsi que son plus jeune frère, par Louis- Pliilippe. L'aîné était député de la Nièvre.

l'organisation de la Société, placée sous le gouvernement plus que royal, absolu, théocratique, d'un Général étranger, ayant sous ses ordres un vice-tyran par province, c'est le Père Provincial, et la France insolemment comptée comme une province de l'empire jésuitique!... Quand ces faits sont manifestes, j'en appelle à la conscience de tous les citoyens français, et je demande si l'on peut trouver cet Ordre compatible avec la sûreté, la dignité, la liberté de l'État et tous ses droits politiques \ »

Chez MM. Kératry et Viennet, deux hommes de lettres, qui semblent avoir sur les Jésuites les idées de l'auteur du Juif errant^ c'est le même emportement, avec un peu plus d'extravagance. M. Kératry ne voit guère dans le projet de loi à discuter que l'article qui impose la déclaration ; c'est pour lui « le plus essentiel ». Car il faut avant tout écarter les Jésuites. En effet, les chefs étrangers auxquels ils obéissent, décident souverainement de ce qui est bien et de ce qui est mal. « Ne peuvent-ils pas formuler un catéchisme d'où tel péché disparaisse? Ne l'ont-ils pas fait plus d'une fois?... Le Père Guignard et autres, en frappant d'un couteau parricide la poitrine de nos rois, n'ont pas senti leur conscience s'insurger contre de pareils attentats^. » Or, qu'on le sache bien ; ils n'ont pas changé. « La discipline de Loyola les régit tous ; elle est inflexible. La main qui a planté ici-bas cet arbre de fer savait ce qu'elle faisait; sur quelque terrain qu'il enfonce ses racines, il portera à jamais les mêmes fruits. » Selon M. Kératry,

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