XXIV INTRODUCTION
Ces erreurs pourtant, à supposer qu'elles se soient produites, ne sauraient déparer le dessin général du travail, entrepris et poursuivi à la gloire de Dieu, dessin varié, éclatant ou sombre, mais où court et se distingue toujours le fil d'or des intentions droites et des généreux désintéressements.
Car ce fut bien là le caractère de ces vies dépensées au service des âmes. Elles furent des A-ies pures, des vies vertueuses, des vies sacrifiées. Plus tard peut-'être on en refera l'histoire, à même ces notes intimes où elles se manifestèrent mieux encore que dans la vie quotidienne, et où parfois s'inscrivirent, au jour le jour, les bienfaits de Dieu, les efforts, les chûtes, le progrès et les \dctoirés. On y découvre la première germination d'une vie supérieure et, à travers les épreuves et les douleurs, la lente, latx)rieuse mais en même temps merveilleuse ascension vers l'épanouissement complet, le ciel et la terre,' l'eau et la lùraière, toutes les forces de la grâce et de la nature y ayant eu leur part. Et ce travail n'avait pas pour but unique de graiidir en force, de se constituer une Aolonté vaillante, de se faire une individualité rare. Pardessus ces résultats directs, il allait vers des conséquences plus éloignées. Il n'achevait la perfection du coeur que pour le donner aux besoins des autres, sans même s'arrêter ti cette pensée que se renoncer et se sacrifier c'est gagner. et conquérir.
De ces vies il reste le souvenir. Il reste, de plus, l'influence qu'on découvre peut-être malaisément dans les temps actuels mais qui est réelle, la loi des contre-coups et des répercussions réglant tout autant le monde moral qoae le monde physique. Il reste encore des écrits, papiers jaunis, rongés même par les années, lettres, mémoires, contrats, actes publics, inventaires, pièces et documents de