‹ La Compagnie Du Très Saint-Sacrement De L'Autel: La Cabale Des DevotsChapitre 1 sur 37 · EXAMINATEURS DE LA SOUTENANCE · texte numérisé non relu

EXAMINATEURS DE LA SOUTENANCE

M. E. Srarrer, Président de la soutenance.

MM. E. STarrEr, G. Boner-Maury, Examinateurs.

J. VIENOT,

La Faculté n'entend ni approuver ni désapprouver les opinions particulières du candidat.

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Le manuscrit 14 489 du fonds français de la bibliothèque Nationale est intitulé : Annales de la Compagnie du Saint- Sacrement par le comte Marc-René de Voyer d'Argenson. C’est le document principal de l’histoire qu’on va raconter ici. Il n’a pas été rédigé par le personnage dont il porte le nom. On ignore par qui et à quelle date ce nom a été inscrit, par erreur, en tête de ces pages. Il suffit de les parcourir, même rapidement, pour voir qu’elles sont de René Il de Voyer d’Argenson, né le 13 décembre 1623, maitre des requêtes en 1649, ambassadeur à Venise de 1651 à 1655, mort en 1700.

Celui-ci était admirablement qualifié pour nous donner la relation que nous lui devons. Il a été mêlé de la façon la plus intime à la vie de la société secrète dont il nous révèle l’existence, l’organisation et les actes. « Le 7 de septembre 1656, après mon retour de Venise, écrit-il, j’eus l'honneur d’être proposé pour être admis dans la Compagnie, en suite du résultat de l’assemblée des officiers où l’on examinait toujours les sujets avant que d’en parler publiquement... Je fus agréé le 15° du même mois; mais comme j'étais absent, je n'y entrai qu'au retour d'un voyage que je fis en province, et je ne remarque une chose de si peu de conséquence que pour faire voir à ceux qui liront ces Annales que j'ai eu le loisir de connaître cette sainte Compagnie, parce que je l’ai fréquentée avec assiduité pendant sept ans dans sa splendeur et trois autres

années dans sa décadence. J'eus l'honneur d’y entrer le 26° de novembre de cetie année... J'y ai passé, dit-il ailleurs, pa: toutes les charges laïques, j'en ai été trois fois secrétaire et une fois supérieur. J'en ai vu tout le fond et

le secret 1. »

Il put à son aise travailler avec la Compagnie, la cour

lui ayant fait des loisirs. Son petit-fils, le marquis d’Argenson, nous l'explique ainsi dans son Journal :

Mon aïeul s'était ruiné dans l’ambassade de Venise. Il n'avait pas les vertus propres à la cour ; il avait des parties pour l’ambassade, une très belle figure, de l'esprit, du savoir et infiniment de vertu, et surtout de courage. Mais il allait trop haut : il était fier et avec cela grand dévot; ii déplaisait aux gens du monde et surtout aux ministres avec qui il faut, même aux honnêtes gens, quelque sorte de souplesse, et, de plus, il n'eut aucun succès dans les négociations, d’abord par le hasard du temps, et puis parce qu'il était un gros fin. Sans doute que mon bisaïeul, homme de grand mérite et, à aller à tout, homme du monde et agréable à la cour, autant pour le moins homme de probité que de religion, s'était trompé sur l’article de mon aïeul en lui procurant si jeune une ambassade; il avait été séduit par les bonnes et idoines qualités que j'ai dit d'abord, et, aveuglé par quelque amour-propre sur son fils, n'avait pas prévu ce qui arriva, quoique cela dût résulter des défauts de mon aïeul. C'est qu'il sortit d'ambassade ruiné de fortune et de biens ; il n'eut pas l’adresse de tirer ses appointements de la cour; il paraissait se complaire à être maltraité ; on ne gagne rien à Ja cour à ce personnage d'homme plaintif et malheureux. Il se fit détester par le cardinal Mazarin. Ce fut bien pis sous M. Colbert: la dévotion se mêlait de tout et lui servait à déclamer contre les vices des grands ; sa hauteur fit que le roi lui-même le trouva insupportable. Il était conseiller d'Etat; on fit une réforme ; il fut supprimé fort jeune ; il n'avait que trente-deux ans à son retour d’ambassade, et jamais il n’a pu rattraper la place, aucune pension de la cour, aucune gràce, aucune justice. La dévotion qui avait contribué à ses malheurs lui fut certes d'une grande ressource.

D'Argenson ne s’est pas contenté d’aligner à la suite des souvenirs personnels. Ç’aurait été sans doute intéressant,

‘ Annales, p. 92,116 (B.-F. 463,200). Je cite directement le manuscrit, en indiquant, quand il y a lieu, par le signe b le verso des pages. J'indique entre parenthèses les pages de l'édition que dom Beauchet-Filleau a donnée de ces Annales.

curieux, suffisant pour provoquer des recherches. Mais le moindre document authentique de la société secrète aurait bien mieux fait notre affaire que les simples impressions d’un témoin, Or ce que nous avons, grâce à notre annaliste, c’est précisément un résumé et, sans aucun doute, des extraits abondants de pièces officielles.

Les archives du « Saint-Sacrement » ont disparu. « Tous les registres de cette sainte Compagnie, dit d’Argenson, ont été abimés par des raisons de prudence. » Ailleurs il a l’air d'affirmer autre chose : « On retira le mieux qu’on put tous les registres des cantons; ils furent mis dans le dépôt commun dont très peu de personnes avaient connaissance {. » Où était ce dépôt? Ne serait-ce pas au séminaire de Saint-Sulpice ? On rencontrera dans cette histoire un document qui nous vient de cette maison et dont l'origine première n’est pas douteuse. Il est possible que les procès-verbaux de la Compagnie et ses actes divers aient été distribués entre les confrères. Dans une lettre à l’archevèque de Paris, qui est en tête de son ouvrage, d’Argenson écrit que les « mémoires » dont il s’est servi lui « ont été confiés par un grand nombre de serviteurs de Dieu ».

C’est d’après ces documents qu'il à fait son récit. En 1651, le 4 mai, M. du Belloy avait été « chargé de mettre en ordre les papiers de la Compagnie pour en composer l’histoire ». Il conduisit son récit depuis les origines Jusqu'à cette date. « C’est de ce qu’il a écrit, dit d’Argenson, que J'ai tiré le commencement de ces Annales. Mais toute la suite, je l’ai composée des extraits que j'ai faits moi-même des registres qui, par un arrêté de la mème Compagnie, me furent mis entre les mains pour travailler à cet ouvrage ?. » A lire avec quelque soin cette relation, on se rend compte très vite que d’Argenson a suivi pas à pas les pièces qu’il avait sous les yeux, copiant des pages entières de procès-verbaux, n'intervenant que pour des remarques insignifiantes. Son travail est précieux, il

* Annales, p. 66 b, 68 b (B.-F. 124, 125).

remplace, autant que cela est possible, les archives encore introuvables du pieux comité.

Si pourtant l’on examine son travail d’un peu près, on s'aperçoit qu'il n’est pas complet. L’historiographe est très préoccupé de faire l’apologie de la société disparue. Il a, sur certains points, des silences qui donnent à réfléchir. On verra qu'il a supprimé toute allusion aux désaccords que le jansénisme avait mis dans la Compagnie. Il a été d’une discrétion étudiée dans tout ce qui concernait la Fronde. Il semble que les saints conspirateurs, d’après lui, n'aient jamais intrigué contre Mazarin. Certaine lettre de M. Olier, qu’on lira plus loin, établit le contraire. Il est clair que d’Argenson n’a pas tenu à faire œuvre d'historien. Son seul but était de communiquer au cardinal de Noailles le désir de ressusciter la Compagnie défunte. Dès lors, des omissions s’imposaient. L’annaliste a su taire ce qui aurait risqué de mécontenter son correspondant.

Il commenca sa rédaction le 17 juillet 4694 et la termina le 18 août 1695. Son travail terminé, il en remit l'original au séminaire des Missions étrangères. Le 24 mai 1696, il en envoya un duplicata au cardinal Louis-Antoine de Noailles, archevèque de Paris, avec une lettre dans laquelle il disait : « Voilà, Monsieur, tous les mémoires et toutes les Annales dela Compagnie du Saint-Sacrement… que j'ai rédigés dans un corps d'histoire par l’ordre de la Compagnie mourante... Je charge un de mes amis qui part d'ici d'en porter le paquet à mon fils l'abbé qui aura l'honneur de vous le rendre en main propre, mais ni l’un ni l’autre ne savent point de quel ouvrage ils sont porteurs. Jusqu'ici les choses se sont conduites avec un entier secret, et je crois que c’est le moyen de faire renaitre cette pieuse Compagnie pour le service de la religion et de l'Etat ».

D’Argenson méditait de faire un autre legs au cardinal. Sa lettre, en effet, continue ainsi : « J'ai reçu des nouvelles de M. de la Chapelle-Pajot. IL est dépositaire de plusieurs papiers que la Compagnie a laissés au séminaire des

Missions étrangères. Ilse meurt... Je lui ai mandé de faire un paquet bien cacheté de tous ces papiers, et de mettre dessus qu’il vous appartient. Si par un divertissement charitable, en vous promenant, Monsieur, vous passiez au séminaire d’où il ne sort plus, vous verriez un vrai serviteur de Dieu... Mais il faudrait le faire avertir que vous l’iriez voir, sans en dire un mot au reste de la maison: il tiendrait prêts tous ces papiers et sans autre formalité vous pourriez les emporter. » Qu’est devenu ce précieux paquet? M. de Noaiïlles l’a-t-il retiré? Le retrouvera-t-on jamais ?

Le cardinal semble s’être peu préoccupé de rétablir la Compagnie. A sa mort, le manuscrit de d’Argenson passa probablement dans la bibliothèque des Dominicains de la rue Saint-Honoré, d’où il fut transporté à la Bibliothèque nationale en 1793. D’après dom Beauchet-Filleau et le P. Clair, c'est le P. Le Lasseur, de la Société de Jésus, qui l’a découvert là le premier. Il en fit connaître l’existence à ces deux religieux. Après sa mort, dom Beauchet Filleau se procura une copie du document et en donna une étude sommaire (1884) dans le Règne de Jésus-Christ, revue éditée à Paray-le-Monial. Il y annonçait la publication prochaine des Annales.

En novembre et décembre 1888, janvier et février 1889, le P. Clair, de la Société de Jésus, fit paraître dans les Études, d’après les notes et les indications du P. Le Lasseur, quatre articles intitulés : la Compagnie du Saint Sacrement; — Une page de l’histoire de la charité au dix-sepième siècle. Dans les faits'et gestes de la Compagnie, l'écrivain a soigneusement choisi. Un sous-titre d’apparence ingénue lui a permis de ne relever que ceux qui sont très édifiants. Son travail très intéressant, assez riche en renseignements, est très exact dans ce qu’il dit; mais, grâce à des silences habiles et à des omissions calculées, il communique au lecteur une impression un peu différente de celle que procurent les documents originaux. À ceux qui seraient tentés de se plaindre, le P. Clair n’aurait qu'à montrer son sous-titre : il avait prévenu le

public. Les confrères, pourtant, auraient pensé qu’on leur faisait tort en excluant d’une histoire de la charité leurs intrigues si bien intentionnées, leur espionnage si dévotieux, leurs efforts souterrains contre l’édit de Nantes.

En novembre 1899, M. Fr. Rabbe a publié dans la Revue Historique des extraits et des résumés des Annales de d’Argenson. Il croyait les avoir découvertes ; on lui a dit vivement qu’il se trompait. On a dénoncé avec indignation quelques erreurs qu’il avait commises : n’avait-il pas lu, par exemple, « le P. Rodin » au lieu du « P. de Rhodes » ? En quoi est-ce plus grave que de lire, comme l’a fait le P. Clair, « M. de la Marge » au lieu de «M. dela Marguerie » ? Somme toute, en dépit de ces erreurs et d’un ton parfois violent, l’article de M. Rabbe donnait une idée très juste de la Compagnie; et si l’on s’est tant irrité contre l’auteur, c’est à cause des faits nouveaux qu'il a fournis. S'il a insisté avec trop de complaisance sur certains détails, le P. Clair s'était attaché trop exclusivement à d’autres. Les deux travaux se complètent bien.

Enfin, dans les derniers mois de 1900, dom Beauchet- Filleau, bénédictin, a réalisé sa promesse de 1884. Il a publié une édition ‘complète des Annales de d’Argenson, en y ajoutant quelques documents inédits : les statuts de la Compagnie de Poitiers, les règlements pour les sociétés des petites villes et ceux pour les sociétés des campagnes (1 vol. in-8, de XIV-319 pages, Paris, H. Oudin). Cette édition est précieuse pour faciliter les enquêtes sur le mystérieux complot. Ce n’est pas tout à fait l'édition scientifique et critique qu'on aurait désirée. Les notes, souvent utiles, sont parfois un peu étranges. On ne distingue pas nettement, par exemple, pourquoi il était expédient de nous rappeler par une glose que « Blanche de Castille, fille d’Alphonse IX, roi de Castille, etd’Eléonore d'Angleterre, épousa Louis VIIE, et mourut le 4° décembre 1252 »? L'introduction invite à la piété et aux bonnes œuvres ; mais l’histoire y est parfois accommodée de

bizarre façon. Dom Beauchet-Filleau y raconte gravement que la Compagnie du Saint-Sacrement, à la mort de Mazarin, aurait pu obtenir sans peine de Louis XIV la continuation des permissions données par Louis XIII ; devant un propos de ce genre, les confrères auraient souri avec mélancolie. Il a sur la révocation de l’édit de Nantes les théories que l’on fabrique en certaines offieines : ce sont les protestants qui n’ont cessé de violer l’édit ; à force d’empiètements, compliqués par des intelligences continuelles avec l'Angleterre et les princes d'Allemagne, ils ont contraint le pouvoir royal de réagir; quant à l'Eglise, elle n’a pas approuvé les violences exercées pour la conversion des hérétiques, et c’est par la seule persuasion qu’elle a travaillé à les ramener. Et l’on sent très bien que dom Beauchet-Filleau croit tout cela.

Si les registres originaux de la Compagnie de Paris. sont encore introuvables, ceux de quelques Compagnies, des provinces sont parvenus jusqu’à nous. Dom Beauchet- Filleau promet de nous « faire connaître une partie des œuvres de la Compagnie de Marseille ». Une partie, ce serait trop peu. Ce qu’on nous laisserait ignorer aurait attrait inquiétant du mystère. Souhaitons la publication intégrale de tous les procès-verbaux de cette société.

Un registre de la Compagnie de Limoges a été révélé dès 1867. Il appartient à M. Emile Hervy, notaire honoraire à Limoges. C’est un gros in-folio de 244 feuillets. En tête sont inscrits les trois noms : Jésus-Marie-Joseph. Un peu au-dessous est la formule : Loué soit le Très Saint-Sacrement de l'autel. Puis vient le titre : Registre de la Compagnie du Saint-Sacrement établie à Limoges le 21 février 1647. — Ad majorem Dei gloriam. Ce document a été cité pour la première fois par M. l’abbé Grange, dans son Etude sur le P. Lejeune (p. 25, 26, 29). Mais c’est à M. Leroux, archiviste de la Haute-Vienne, que revient l'honneur d’en avoir montré tout l'intérêt. Dans le tome XXXIIT du Bulletin archéologique du Limousin (p. 58-76), ilen a publié tout ce qui concerne l’activité de la Compagnie dans l'Eglise et

dans la ville. DansletomeXLV dumêmerecueil(p.388-416), il a donné tout ce qui fait connaitre sa vie spirituelle et a reproduit ses statuts. Enfin, dans les Archives historiques de la Marche et du Limousin (t. 1, p. 240-250), il a cité tout ce qui se rapporte à l’histoire des protestants.

Le registre de la Compagnie de Grenoble a été découvert et révélé par M. A. Prudhomme, archiviste du département de l'Isère. Il est à la bibliothèque de Grenoble et coté R. 5765 (1 vol. in-4, de 290 feuillets). Il ne porte pas de titre. Dès la première page, on rencontre une liste de confrères, précédée de cette mention : Rôle des communions et visite des pauvres. Ce sont ces mots qu’on a inscrits au dos de la reliure et qui désignent le manuscrit dans le catalogue. À la suite de cette liste, on lit : Adresse à M. Davolé, avocat au Parlement, rue Saint-Jacques, vis-à-vis le lion ferré. Voyez l’autre livre aux adresses. Nous savons, par d’Argenson, que René de Vieux-Maisons d’Avolé fut longtemps secrétaire de la Compagnie deParis. Les procès-verbaux commencent au 28 novembre 1652 et s'arrêtent au 1 avril 4666. Chacun d’eux s’ouvre par la formule : Loué soit le Très Saint-Sacrement de l'autel let se ferme par celle-ci: A la gloire de Dieu! Dans son excellente Hisloire de Grenoble (in-8°, 1880), M. Prudhomme, sans savoir de quel complot il rencontrait ainsi la trace, a très bien indiqué que ce comité local était affilié à une société plus vaste. Il a caractérisé en une page préciseson activité dans la ville et dans la prevince. Il m'a suffi de lire cette page pour reconnaître aussitôt les gens dont je cherchais la piste. J'ai pu obtenir, par l'intermédiaire du ministère de l'instruction publique, le transfert momentané de ce précieux manuscrit dans une bibliothèque de Paris, où il m'a été possible de l’étudier longuement. Je ne dois pas seulement à M. Prudhomme la révélation d’un document capital de cette histoire. Avec une obligeance infinie, il s’est prêté à toutes mes questions, et ses réponses m'ont été très utiles. Je lui dois, en particulier, toutes les pièces d'archives qui se rapportent à la Compagnie de la Propagation de la Foi.

Un travail de ce genre estimpossible sans qu’on recoure à la complaisance de bien des personnes pour un renseignement à chercher, une date à vérifier, une citation à contrôler, une pièce à copier, etc. Qu'il me soit permis d'adresser mes remerciements à mon ancien maître, M. A. Rebelliau, bibliothécaire de l’Institut, à M.N. Weiss, bibliothécaire de la Société de l’histoire du protestantisme français, à M.J. Viénot, maître de conférences à la Faculté de théologie protestante, à M. Monval, archiviste de la Comédie française, à MM. Ernest Guy, A. Maulvaultet Ningler, à MM. Henri Guex, d'Arcachon, Bouvier, de Bavans, J. Cadène et Caquieu, de Bordeaux, Bourgeon et Benet, de Caen ; Rabaud et Poux, de Castres, Arnaud, de Crest, Goguel, d'Epinal, Bard, de Grenoble, R. Claparède, de Genève, D' Wolfram, de Metz, Abel, du Puy, Lefort, de Rouen. Je dois une mention particulière à M. Girod, étudiant à la Faculté des lettres de Dijon. Il avait consenti à rechercher sur mes indications, aux archives municipales de Dijon, quelques délibérations du conseil de ville. La précision scrupuleuse de son travail mériterait déjà ma reconnaissance. Mais c’est lui qui m’a révélé l’activité de Jean Cœurderoy, président aux requêtes du Parlement de Bourgogne. Quelques détails de cette biographie, rapprochés des Annales de d’Argenson, ont été pour moi un trait de lumière. Partant de là, il n’y avait qu’à porter notre attention sur Claude Joly, surnommé « le père des pauvres ». Nous avions sous la main une prolongation de l’histoire de la Compagnie.

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