mai
A. — L'article de Sainte-Beuve avait paru dans le Moniteur universel du 4 mai. (VlSir aussi. Causeries du lundi, XIII, 340-363.)
B. — Celui de la i( Chronique ». C'est, selon toute probabilité, la Chronique artistique et littéraire, laquelle publia le 3 mai une Revoie littéraire consacrée au nouveau roman do Flaubert. Ce périodique porta jusqu'au 22 mars 1857 le titre de la Chronique tout court, et continua même après de s'appeler ainsi, connue on peut le voir, par exemple, à deux reprises dans ce même numéro du 3 mai. (Cf. aussi Hatin, Bibliographie de la presse périodique française, Paris, 1806, p. 519, col. 2.)
C. — Le Courrier franco-italien du 7 mai contient une Revue littéraire par A. Claveau, laquelle s'occupe en partie de Madame Bovary. Voici son opinion sur le style de Flaubert :
« Style Chanipflcury (c'est tout dire), commun à plaisir, trivial, sans force ni ampleur, sans grâce et sans finesse. Pourquoi craindrais-]'e de relever le défaut le plus saillant d'une école qui a d'ailleurs ses qualités ? L'école Champfleury, dont on voit bien que fait partie M. Flaubert, juge que le style est trop vert pour elle ; elle en fait fi, elle le méprise, elle n'a pas assez de sarcasmes pour les auteurs qui écrivent. Ecrire ! à quoi bon ? Qu'on me comprenne, ça me suffit ! Ça ne suffit pas à tout le monde. Si Balzac écrivait mal quelquefois, il avait toujours un st3de. Voilà ce que les cliampfleuristes n'osent pas reconnaître. »
Rem. — Il serait probablement impossible de savoir aujourd'hui le jour exact de la mise en vente des différentes publications nonquotidiennes mentionnées dans ces lettres. J'ai, par conséquent, adopté uniformément la date du numéro en question.
D. — J'ai déjà, depuis une semaine, abattu pas mal de besogne. Il y a donc probablement une semaine, au moins, que Flaubert est à Croisset. Le 24 avril (lettre 3), son intention était d'y rentrer le samedi 2 mai.