Mardi 30 août
A. — Je vais avoir, pendant deux jours, à trimbaler un jeune auteur anglais, le fils de l'ancien ambassadeur grec à Londres. C'est, sans doute, la visite d'Hamilton Aïdé annoncée dans la lettre 57. D'après plusieurs biographies, son père, qui avait épousé une fille de l'amiral Collier (dont Flaubert avait connu la famille à Trouville, dans sa jeunesse), était Grec et diplomate. (Ni le ministre grec à Londres, ni le Ministère des Affaires étrangères à Athènes n'ont pu me fournir de renseignement sur la carrière diplomatique de Georges Aïdé.)
B. — Puis Bouilhet m'arrive. Il écrivit à Flaubert de Mantes, le 26 août :
« Je pars demain pour Cany. Je serai chez toi dans les premiers jours de septembre, le 1^^ ou le 2. Ne compte sur moi que le 2 septembre, c'est-à-dire vendredi de la semaine prochaine. » (Communiqué par. M. l'abbé Letellier.)
C. — Catherine Ovcrmeire, par Feydeau. Cf. Bib. Fr., 25 février 1860.
D. — Le numéro du 18 août de la « Revue de V Instruction publique » contient un article sur le Réalisme, par A. Legrelle. En voici quelques phrases concernant Flaubert et Feydeau :
« On ne doit point chercher ici une réhabilitation scandaleuse des pages mauvaises et des profanations inutiles de Madame Bovary. . .
« ha, Fanny de M. Feydeau détrompa les incrédules... Les grâces froidement irritantes de cette héroïne impure et passive surpassaient encore pour le gros du pubhc les attraits ruraux d'une pharmacienne [sic] incomprise, , . L'école pressentie par M. Cliampfleury... comptait déjà deux écrivains et deux héroïnes. »