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DEUXIEME MODE

A ce deuxième mode se rattachent les peintures modelées de Pompei, celles de la Renaissance et des temps modernes, à fonds d'or ou de couleur, de même que les panneaux, faïences, émaux, vitraux, tapisseries, dans lesquels les motifs modelés et colorés naturellement s'enlèvent sur des fonds conventionnels. De même aussi les sculptures dont les fonds, même lorsqu'ils sont perspectifs, ne visent pas à l'effet pittoresque*.

Troisième mode. — Le troisième mode ne conserve plus dans l'expression des motifs que le caractère typique de la forme, dont le détail et la couleur se modifient suivant les exigences du décor. Aussi le modelé est-il réduit à de simples clairs sur les reliefs ou atténué au point de disparaître parfois totalement, une seule silhouette remplie d'une teinte suffisant à l'expression; dans ce cas, les motifs semblent fixés et cloués sur le fond avec ou sans relief apparent, enfin la couleur locale est le plus souvent avivée, amoindrie ou modifiée dans des proportions notables. C'est ici la convention pleine et entière, et disons-le, la décoration par excellence. Tel est ce panneau byzantin (fig. 35).

Parmi les innombrables exemples de l'applkation de ce troisième mode, il faut citer les décorations peintes et sculptées des peuples primitifs de l'Egypte, de l'Assyrie, de la Grèce archaïque et de l'Étrurie, les mosaïques byzantines, les peintures et les vitraux du moyen âge jusqu'au xv* siècle, enfin les arts décoratifs arabe, persan, indien, chinois et japonais.

A ce propos nous dirons qu'il faut assurément attri-

I. Tels sont beaucoup de bas-reliefs de Ghiberti, de Donatello et des sculpteurs de la Renaissance italienne et française.

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