‹ La composition décorativeChapitre 11 sur 66 · PREMIER MODE · texte numérisé non relu

PREMIER MODE

Nous citerons comme exemples de ce premier mode les peintures murales, plafonds et fresques décoratives de la Renaissance, à partir de Giotto jusqu'aux temps modernes, dans lesquels l'expression du décor confine au tableau par les sujets, les fonds, le modelé, la lumière et la couleur*, et en sculpture les bas-reliefs des artistes qui, depuis la même époque, ont recherché la réalité des fonds perspectifs * ; enfin, parmi les industries d'art : les vitraux, les émaux, les mosaïques, les tapisseries exprimés suivant les mêmes effets.

Deuxième mode. — Le second mode comporte encore les éléments naturels, mais introduits, cette fois, dans un milieu conventionnel. Ici, par exemple, les motifs se détacheront sur des fonds d'or ou de couleur; l'architecture et ses dérivés pourront être exprimés en perspective, mais sans viser aux effets du tableau. Les lois de la pesanteur continuent à être en partie respectées, les guirlandes se courbent, les lambrequins pendent, les figures, à moins de voler, reposent sur un sol ou sur des supports de convention, en accusant même parfois sur ces derniers un équilibre des plus instables. Enfin, les motifs quels qu'ils soient, fixés, suspendus ou abandonnés dans l'espace, conserveront toujours leur modelé et leur coloration naturels. C'est, au résumé, une transition entre la vérité et la convention. Tel est ce panneau, style de la Régence

(fig. 34).

1. Certaines peintures antiques sont traitées avec une intention de vérité qui les fait classer dans ce mode.

2. Beaucoup de bas-reliefs du Bernin, de l'Algarde et de Puget rentrent pour ces raisons dans ce prennier mode.

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