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Fonte à cire perdue, au moulage en sable, etc

LA PRATIQUE. ipS

qui, coulées à part, sont ensuite réunies au moyen d'écrous et de boulons, de vis ou de rivets affleurés. C^est ainsi qu'on exécutera les membres détachés d'une figure, les anses d'un vase, les accessoires d'une horloge et, en général, les masses importantes d'ornements à reliefs accentués.

Disons à ce propos que les bronziers abusent trop souvent des appliques^ y trouvant une économie et une facilité de main-d'œuvre ; le résultat artistique y perd forcément pour des raisons analogues à celles dont nous avons parlé, à propos du bois, dans la sculpture rapportée, c'est-à-dire qu'il en résulte une sécheresse de cerné difficile à adoucir et que ne présente jamais le modelé obtenu par la fonte d'un seul jet ou par grandes parties *.

On se sert fréquemment du tour mécanique pour les pièces à plan circulaire, et l'on obtient même ainsi une perfection qui, excellente et indispensable pour les pièces de précision et les rouages d'horlogerie, ne laisse pas d'être un peu monotone pour les objets d'art; le moulage, exécuté avec soin et sans variures*, est encore préférable.

Dans l'étude de la maquette ou du dessin d'un bronze, l'artiste devra profiter des propriétés du métal dont la résistance permet des amincissements considé-

1. On a aussi travaillé le bronze dans la masse au burin et au ciselet, procédé qui semble avoir précédé celui de la fonte, car on en a retrouvé des spécimens provenant des premiers temps de l'art -grec; ce mode d'exécution dit ; à la prise sur pièce rentre plutôt dans la sculpture ciselée.

2. On appelle variures les irrégularités provenant du déplacement accidentel des pièces du moule.

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rables; aussi les formes du bronze peuvent-elles acque'rir une délicatesse inconnue à la pierre et au bois; ainsi les moulures pourront être saillantes et refouillées suivant

des profils rentrants; des ajours répétés seront aisément pratiqués dans les surfaces et entin les attaches pourront être fines, tout en restant solides, ce que Ton peut observer en comparant le trépied de bronze (fig. 148) avec celui de marbre (fig. 142).

LA PRATIQUE

Il n'est pas jusqu'aux figures de bronze dont le3 attitudes plus libres et les vêtements plus légers ne

nécessiteront plus ces supports de convention indispensables à la stabilité dans la pierre ou le marbre.

Que d'exemples admirables on pourrait citer de

rintelligente expression du bronze! En dehors de la statuaire, l'antiquité nous a laissé des trépieds, sièges,

lampadaires (fig. 149), armures , vases et ustensiles de toutes sortes ;

plus tard, le moyen âge et la Renaissance nous léguaient des horloges, grilles, chenets (fig. i5o), aiguières, lanternes et candélabres si parfaits d'exécution; comme, d'autre part, l'Orient et l'extrême Orient, des cafetières

et des brûleparfums d^une facture exquise (fig. i5i)i.

L'art du bronze sous Louis XIV, malgré ses qualités profondémem décoratives, est tombé souvent dans un excès de matière provenant d'un souvenir trop précis des marbres antiques, et impliquant par suite une certaine lourdeur de formes; toutefois l'exécution, largement traitée, témoigne d'un

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