Op. cit
Vaticanus l’atteste : L..eteyetow roùs Xahôœious, to Elvos... On remarquera d'ailleurs que toutes les traductions conservent la mention expresse des Chaldéens. Lauterburg ne peut donc se flatter de les avoir bannis du texte. [1 n’a pas mieux réussi à les transformer en victimes du peuple envahisseur, puisqu'il aurait fallu pour cela: 1° admettre une coupe extrémement peu vraisemblable de la leçon du ns. grec À; % supposer, en outre, comme base à cette variante, un texte hébreu tout différent de celui que nous pouvons garder.
L'hypothèse si peu satisfaisante, d’après laquelle les Perses seraient visés en 1%-!! comme le peuple conquérant, ne saurait être appuyée de cette considération que la rapidité de la cavalerie est un trait qui leur convient. Budde ! estime qu'il va fort bien aux Assyriens, et Duhm ? aux Grecs d'Alexandre. Il à pu être emprunté aux Scythes. On le trouve en Jérémie, 4%, Dans une description d’'invasion, ce n’est, en somme, qu'un lieu commun. Pour l'imagination populaire, comme pour celle des prophètes, c'est par définition que l’envahisseur, le conquérant est foudroyant de rapidité. Les comparaisons du léopard et de l'aigle ne servent qu’à rendre cette idée plus sensible. Lauterburg a tort d'y voir une désignation qui convienne spécialement aux Perses. À supposer qu’on soit en droit d'appliquer à leur empire l'image du léopard ailé de Daniel ?, il s’en faudrait qu’on en püût tirer quoi que ce fût pour le sens de notre passage. Ni le léopard, ni l’aigle ne sont le symbole particulier de la puissance perse. On retrouve la comparaison des aigles dans le passage de Jérémie précédemment cité, et, dans l’Apocalypse *, c'est Rome que figure le léopard.
Il est inutile de s’attarder à un rapprochement entre ce