‹ La Composition du Livre d'HabacucChapitre 49 sur 69 · EE · texte numérisé non relu

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tion de ses chevaux et de son char !, comme en Habacuc %#. Mais, à supposer qu'on dût admettre une influence, directe ou indirecte, de la théophanie babylonienne sur celle de notre Cantique, il ne s’ensuivrait nullement qu'il remontât à l’époque de la captivité.

Cette date reste exclue, d'abord, par le fait que notre psaume suppose la célébration du culte dans le Temple. On ne peut croire qu'il s'agisse d’un hymne destiné à être chanté dans les simples synagogues, parce que, si c'était le cas, on aurait peine à expliquer comment les termes massorétiques de ce psaume, et de beaucoup d’autres, sont devenus si vite des énigmes. Ils n'étaient déjà plus compris des traducteurs alexandrins ?.

STADE * a souligné le caractère postexilique de ce morceau en remarquant l'absence presque absolue de l’article, l'emploi, pour nommer Dieu, du terme d'Eloah#, la désignation d'Israël comme l’oint d'Iahvé *, l'expression n12% 293 6. Duhm fait la même remarque pour le mot Eloah et relève comme un caractère de basse époque l'érudition archéologique de notre théophanie 7.

Le terminus ad quem paraît être fourni par la date du Canon des douze petits prophètes 8, vers la fin du mr siècle”. Marti fait observer avec raison que la constitution du Canon

. Gunkel, Schüpfung und Chaos, Gôttingen, 189%, p. 102-106. . Duhmn, p.71.

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