Cf. Ecclésiastique
n'exclut pas la possibilité d'additions postérieures". Il suppose que le chapitre 1 d'Habacuc date de l’époque macchabéenne ?. Mais l'appui qu'il tire du mot Coint» parait être assez fragile, puisqu'on peut l'entendre aussi bien, mieux pour le parallélisme, du peuple d'Israël lui-mêème*. D'autre part, il semble que ce chapitre occupait déjà sa place dans la rédaction canonique du recueil. Outre que cette théophanie est préparée en 2°, on notera que le livret est mieux équilibré de la sorte, entre Le psaume de plainte du début et le psaume de triomphe final. On a lieu de penser que cette harmonie architectonique, d’ailleurs tout artificielle, n’est pas due au hasard d'une annexion tardive, mais à l'intention même du rédacteur, de celui qui essaya de combiner ensemble les morceaux dont se composent les deux premiers chapitres. Il était naturel que ce rédacteur, trouvant le nom d'Habacuc en tête d'un des psaumes, voulüt rattacher ce morceau à ce qui passait pour ètre l'œuvre d'Habacuc.
Nous en arriverions donc à placer la composition du cantique entre le ve siècle et la fin du ur. Il est imité ‘ dans les derniers versets du psaume 77. Or, le psaume 77 6 est rattaché par Briggs à la seconde moitié de la période grecque *. A supposer celte date ferme, elle ne nous renseignerait que très vaguement sur l’époque de notre morceau. Il n’est peutêtre pas impossible de préciser davantage, pourvu qu'on ne le fasse qu'à titre d'hypothèse.
Le recueil lyrique dont Habacue m1 faisait primitivement partie, n'était-il pas celui du Maître de chœur? On le croirait d’après l'indication expresse de la dernière ligne, qu’elle s’applique à notre psaume où à celui qui le suivait. Or ce psauter parait dater de l'époque du Chroniqueur, qui, seul, hors du Psalmiste, emploie l'expression mx». C’est une nouvelle