LAN
Dans les cas typiques, il est déformé par aplatissement, ce qui lui donne parfois l’aspect d’une mince languette. Badigeonné à l’adrénaline au 1/10.000°, il conserve les empreintes de la saillie de la cloison qui le comprime.
S'il s’agit d’une crête, la déformation est localisée, généralement à la partie postérieure du cornet. Si la compression est le résultat d’une déviation, elle est répartie
sur l’ensemble de la convexité du cornet.
IT est enfin des cas où le bord inférieur du cornet, au lieu de s’enrouler au dehors, se retourne vers la cloison jusqu’à la toucher; les malformations de la cloison n’ont plus alors qu’un rôle accessoire comme cause de compression.
D’après l’exposé précédent, nous voyons que l’état du système nerveux des fosses nasales a une grosse importance sur l’apparition de la céphalée. En effet, dès que les tissus en bon état (qu’ils soient tout à fait normaux comme dans le cas de petit cornet; qu’ils soient hypertrophiés, mais non dégénérés, comme dans le cas de rhinite congestive) sont irrités par collision de parois, il y a céphalée. Par contre, s’il s’agit de tissus dégénérés, non innervés ou même insensibilisés, comme dans le cas de l’épreuve à la cocaïne, il n’y a pas de céphalée, quand bien même il y aurait collision.
Nous voyons par là que cette céphalée est essen-
tiellement due à un réflexe rhinogène.
SYMPTOMATOLOGIE