‹ La compression du cornet moyen par les malformations hautes du septum: Pathogénie de certaines céphalées rebellesChapitre 13 sur 54 · DATES · texte numérisé non relu

DATES

Assez rarement, une hypertrophie de la tête du cornet moyen par rhinite congestive contribue à compléter le syndrome de compression. Dans ces cas, les tissus turgescents, sans être érectiles, se trouvent enserrés entre deux parois rigides rapprochées l’une de l’autre. La pituitaire est seulement congestionnée, non dégénérée, et les terminaisons nerveuses subissent au maximum l'ir-

ritation par compression.

Par contre, les cornets moyens hypertrophiés, mais dégénérés, mycomateux, s’ils sont susceptibles de provoquer l’anosmie, sont incapables de donner le syndrome complet, dont la céphalée à forme névralgique est le signe capital, et cela, par altération définitive des terminaisons du trijumeau. Nous en voyons des exemples relativement nombreux chez des porteurs de polypes muqueux, à gros cornets moyens dégénérés. Ceux-ci n’accusent qu’une céphalée vague ou pas de céphalée, de

l’obstruction et de l’anosmie.

Les petits cornets moyens se rencontrent, eux, très fréquemment dans les cas de céphalée d’origine nasale. Dans ces cas, ils sont comprimés et défoncés par déviation plus ou moins accentuée du septum. Plus la fosse nasale est étroite, moins il est nécessaire que la cloison

soit déviée pour donner le syndrome.

Le cornet moyen comprimé est alors difficile à observer. Il est caché en partie par la malformation de la cloison, qui se trouve à son contact. D’une coloration violacée qui traduit sa congestion, il est plus ou moins volumineux suivant l’espace qui lui reste pour se déve-

lopper dans la partie moyenne de la fosse nasale.

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