‹ La compression du cornet moyen par les malformations hautes du septum: Pathogénie de certaines céphalées rebellesChapitre 18 sur 54 · II. - Signes objectifs A. Examen rhinoscopique · texte numérisé non relu

II. - Signes objectifs A. Examen rhinoscopique

En présence d’un céphalalgique, d’un migraineux, dont les crises n’ont pas de cause patente et, à plus forte raison, si le malade accuse de petits symptômes rhinologiques, il y a lieu de pratiquer un examen des fosses nasales. On trouvera souvent du coryza chronique, de la congestion de la pituitaire, un éperon; on se rendra facilement compte que la céphalée a une origine nasale; c’est d’observation quotidienne et banale. |

Mais si la céphalée présente en plus de la lourdeur de tête habituelle, un caractère névralgique intermittent avec paroxysmes violents, il y aura lieu d'examiner ave: soin la région des cornets moyens. On recherchera si les pulvérisations de cocaïne-adrénaline ne soulagent pas le malade. On se rendra compte également si le cornet moyen présente des empreintes dues à une malformation haute de la cloison. Plus souvent, que ne le signalent les auteurs, on trouvera là l’explication de céphalées rebelles, de névralgies, attribuées à tort à de mauvaises dents, à une sinusite ou à l’état général.

Toutes ces malformations ont été considérées pendant longtemps comme n’ayant guère d'intérêt au point de vue pathologique; elles peuvent même passer inaperçues à la rhinoscopie, si l’on ne suit pas le conseil de Ramadier, en examinant le malade, la tête fortement relevée en arrière. Nous ajouterons qu’une hypertrophie congestive de la muqueuse peut échapper à l’examen lorsque nous les examinons. On peut alors provoquer le rappel de ces douleurs par attouchement au stylet du

cornet ou de la cloison comme le préconisent Mounier (in Halphen) et Koenig.

B. Épreuve à la cocaïne adrenaline

Nous insisterons sur l’épreuve à la cocaïne adréna-

line quand nous aborderons le diagnostic.

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