‹ La compression du cornet moyen par les malformations hautes du septum: Pathogénie de certaines céphalées rebellesChapitre 22 sur 54 · UN · texte numérisé non relu

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lées d’origine sinusienne, mais que toutes les céphalées ne sont pas d’origine sinusienne.

Nous ne ferons qu’énumérer les différents syndromes; pour l’appréciation portée sur certains, nous nous per-

mettrons de renvoyer à l’historique de la question.

Enumération des syndromes.

1° Vacuum sinus; 2° Sinusites latentes;

3° Sinusites aiguës antérieures.

A) Sinusite maxillaire, décrite par Halphen; B) Sinusite frontale aiguë.

Elle se manifeste surtout au-dessus et en dedans de l’œil, irradie à la moitié du front, à la joue du même côté; elle s’exaspère par crises et dans le décubitus; elle est réveillée par la palpation de l’angle interne de l'œil; la paupière supérieure est souvent œdématiée, la région

sourcillière tuméfiée et douloureuse.

c) Etmoïdites aiguës.

Surtout antérieures, se confondent avec la grippe ou le coryza banal : le mal est ressenti surtout au niveau du globe oculaire et de l’apophyse montante du maxillaire; les symptômes oculaires associés sont plus violents : larmes, brûlures, photophobie, douleurs aux mou-

vements des yeux.

D) Remarques.

En réalité, ces distinctions sont plus ou moins arbi-

traires. Il est rare de voir une sinusite frontale, maxil-

Mes

laire ou ethmoïdale isolée; on admet de plus en plus que l’on se trouve en présence, la plupart du temps, d’un complexe fronto-ethmoïdal antérieur ou maxillo-frontoethmoïdal et « on accorde trop de valeur au schéma classique de la localisation respective de la douleur dans le diagnostic différentiel de la sinusite maxillaire et de la sinusite frontale » (Escat et Calvet). Une caractéristique commune de ces sinusites du groupe antérieur est l’horaire typique des douleurs : elles commencent vers neuf heures du matin, augmentent progressivement d’intensité, pour devenir stationnaires et cesser vers midi; elles se prolongent plus rarement pendant la première partie

de l’après-midi (Collet).

Collet, qui croit cet horaire particulier à la sinusite frontale, l’attribue d’une part à la vasoconstriction produite par le froid extérieur et surtout le refroidissement plantaire qui entraînerait une vaso-dilatation réflexe de la muqueuse des fosses nasales et du sinus malade; d’autre part, au passage de la position déclive à la verticale : le pus viendrait peser sur l’orifice supérieur du

canal naso-frontal.

Sinusites aiguës postérieures (ethmoïdales et sphénoïdales). Ces sinusites projettent leurs douleurs plus en arrière. La céphalée est profonde (le malade met parfois le doigt à la tempe comme on le ferait du canon d’un revolver), pariétale ou occipitale, irradiant vers la nuque, les épaules, les bras, vers les oreilles et la mastoïde, derrière les yeux qui semblent attirés derrière l’orbite ou

propulsés en avant.

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