‹ La compression du cornet moyen par les malformations hautes du septum: Pathogénie de certaines céphalées rebellesChapitre 21 sur 54 · I. Céphalées d’origine nasale · texte numérisé non relu

I. Céphalées d’origine nasale

C’est l’étude des névralgies et des céphalées d’origines nasale et sinusienne qui a fait l’objet du plus grand nombre des travaux parus ces derniers temps. Des conceptions nouvelles ont vu le jour.

Parmi les céphalées d’origine nasale, on peut envisager deux groupes : celui où la céphalée trouve son origine dans les fosses nasales elles-mêmes, et celui où l’origine est dans les sinus de la face, ou même dans les nerfs ou ganglions qui ont quelques rapports avec les fosses nasales.

A. — FOossES NASALES :

1° Coryza aigu :

Tout le monde connaît la sensation pénible qu’éprouvent les sujets atteints de coryza aigu. Ce n’est pas, à proprement parler, une céphalée susceptible d’être localisée en un point précis, mais une lourdeur de tête, le front semble de plomb; tout travail, lecture, couture, où la tête est penchée, l’esprit tendu, devient difficile. Les idées perdent de leur netteté, « on pense dans le brouillard > (Halphen). On attribue généralement cette

sensation gravative à l’obstruction nasale due à la con-

De re

gestion qui comprimerait les terminaisons du V ou à obstruction du canal naso-frontal, mais la perturbation vaso-motrice nasale entraîne pour certains (Vostiniu, Retu et Buzolanu) une vaso-dilatation de la dure-mère qui exercerait ainsi une pression sur ses propres termi-

naisons nerveuses. 2° Rkhinites banales aiguës et chroniques.

L’atteinte directe des terminaisons nerveuses se réalise dans les rhinites banales, aiguës ou chroniques. 3° Affections hypertrophiantes de la pituitaire.

Il s’agit souvent de polypose abondante, récidivante, qui évolue sur un terrain hérédo-syphilitique et que seul

le traitement général peut améliorer.

4° Tumeurs bénignes ou malignes.

5° Cornet moyen bulbeux.

6° Déformations squelettiques ostéo-cartilagineuses et

modifications vaso-motrices de la muqueuse.

Nous arrivons ici dans le sujet de notre thèse. Le rôle de ces déformations (déviation haute, hypertrophie du tuberculum septi, crête s’enfonçant parfois comme un éperon dans le cornet) est maintenant unaniment

admis.

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