AIT
L’œil. — Il ne s’agit ni des infections, ni des compressions, ni du glaucome, qui entraînent de violentes céphalées et ne sauraient passer inaperçus. Mais certaines céphalées qui paraissent cliniquement primitives sont dues à des vices de réfraction, myopie, astigmatisme, plus rarement presbytie, dont les malades — et le médecin s’il ne pratique pas un examen systématique — ne se doutent pas. De tels faits ne sont pas rares : si lon n’y songe pas, rien ne vient mettre sur la bonne voie. On soupçonne tout, on essaie tout. Une séance chez
l’oculiste, des lunettes, et le malade guérit.
Les téguments péri-craniens. — Tantôt, il s’agit de douleurs superficielles, dans un territoire de distribution radiculaire ou périphérique, algies de la région cranienne plus que céphalées : ces douleurs augmentent par la pression, l’écrasement des téguments contre le plan osseux, réagissent d’une manière immédiate aux agents physiques : froid, chaleur, et aux modifications circulatoires. Elles sont justiciables du traitement des névrites superficielles : air chaud, ionisation, novocaïnisation du
nerf sous-occipital, histamine intradermique, etc...
Tantôt, il s’agit de douleurs superficielles accompa® gnées de nodosités au niveau de l’occipital, des apophyses mastoïdes, de la nuque : ces nodosités de Henchen et Norstrom indiquent une cellulite qui guérira par des
massages.
Citons, pour clore ce chapitre, les céphalées par ostéite cranienne, très rares, et la nécessité, en présence d’une céphalée intense, persistante, inexplicable, de
penser à la maladie de Paget : l’augmentation de volume