TRAITEMENT CHIRURGICAL
La chirurgie spéciale nous offre deux opérations, l’une et l’autre logiques à première vue; ce sont la réduction de la malformation comprimante et l’ablation du
cornet comprimé.
La résection du cornet moyen.
La résection du cornet moyen a donné au Professeur Didier de nombreux résultats encourageants. Maximilian Bresgen, Walter Spencer, citent des cas typiques de guérison par cette intervention dans les névralgies d’origine nasale. De nombreux, auteurs signalent le fait sans y insister. Si l’on veut rendre cette cornétomie absolument efficace, il importe avant tout de réséquer entièrement les parties comprimées et, par conséquerit, de tenir compte du siège de la compression. Dans les déviations hautes, le cornet est surtout comprimé au niveau de sa tête et de sa partie moyenne. Les crêtes ethmoïdo-vomériennes, au contraire, s’enfoncent sur le tiers postérieur du cornet moyen, plus difficile à atteindre. La pince plate de Luc, agissant par torsion et non par arrachement, paraît être l’instrument le plus commode pour réaliser la résection du cornet moyen dans sa partie postérieure.
AE CeHrien
La réduction de la malformation comprimante.
La réduction de la malformation comprimante « satisfait d'avantage le désir de restitutio ad integrum; mais il est incontestable qu’elle donne de moins bons résultats que la résection du cornet moyen ». Ainsi s’exprimait, en 1923, dans les Archives de Laryngologie, le Professeur Didier. En effet, par cette méthode, celui-ci n’avait jamais obtenu la disparition complète des douleurs, quoique l’olfaction fût très améliorée.
Depuis, le Professeur Didier a été amené à changer d'avis. On le verra aisément par la lecture des obser-
vations.
L'intervention est simple. Elle consistera en une résection sous muqueuse de la cloison, résection la plus économique possible.
En somme, pour nous résumer, le cornet moyen peut être enlevé, s’il est gros, mais il faut, avant tout, essayer de faire une intervention anatomique, en l’espèce une résection sous muqueuse de la cloison.
Dans certains cas, rares, en particulier s'il s’agit d’une crête anguleuse et pointue en arrière, il y aura tout intérêt à combiner les deux interventions, cornéotomie et éperotomie en une seule fois, ou mieux, successive-
ment, pour éviter les synéchies possibles.