‹ La compression du cornet moyen par les malformations hautes du septum: Pathogénie de certaines céphalées rebellesChapitre 30 sur 54 · TRAITEMENT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT GÉNÉRAL

Le traitement général a une importance moindre que le traitement local.

Nous ne nous étendrons pas sur le traitement symp-

tomatique analgésique. Ces remèdes, quels qu’ils soient,

Lee

procurent une rémission passagère des crises névralgiques, mais ne les guérissent pas.

Un traitement qui a plus d’importance, qui, lui, est non pas symptomatique, mais véritablement étiologique et qui doit être mené de pair avec le traitement local, est le traitement du déséquilibre vago-sympathique. Nous avons vu, en effet, que ce déséquilibre entrait pour une certaine part dans l’étiologie du syndrome.

Il sera souvent utile de rechercher le réflexe oculocardiaque pour connaître les réactions normales de l'individu, réactions dans le sens sympathique ou dans le sens parasympathique.

La pharmacodynamie des médicaments dont les effets s’exercent sur le vague et le sympathique permet, en

effet, de les classer en :

Excitants du sympathique : adrénaline, éphédrine.

Paralysants du sympathique : ergotamine.

Excitants du vague : pilocarpine, ésérine, acétylcholine.

Paralysants du vague : atropine, scopolamine.

En raison de l’équilibre entre les deux systèmes neurovégétatifs, on peut être conduit à traiter les hypersympathicotonies par l’ésérine, excitant du vague.

Dans la réalité, les choses ne sont pas aussi simples, car s’il est vrai que les organes sont soumis à l’influence des deux systèmes végétatifs vagal et sympathique, il existe au niveau de tel ou tel viscère une certaine prédominance de l’un des systèmes.

La notion de syndromes mixtes ou dystonies vagosympathiques devait conduire à l’emploi d’associations

médicamenteuses en apparence paradoxales, comme par

exemple celle de l’atropine et l’ésérine faite d’un excitant et d’un paralysant.

Il semble que chaque organe, chaque système prend ce qui lui convient dans cette association médicamenteuse. Elle représente une synergie des plus efficace, d’autant que, dans beaucoup de syndromes, il est souvent bien difficile de distinguer la perturbation vagale du trouble sympathique.

M. Moutier, à qui revient l’idée de cette thérapeutique, formule l’atropine-ésérine en utilisant la solution au millième de Pouchet, dont cinquante gouttes repré-

sentent un milligramme de substance active.

DEA A FO DIN EE nant (milligr.) 5

Salicy te TES. 20 depahse der (milligr.) 5 INC HAR dess see (ce.) 3,5 PA OS HU Res Mae oo» (cc.) 1,5 OO 2200 DA DOUTE éme ree (ec.) —10

Pour tenir compte des différences d’activité de l’atropine et de l’ésérine, on peut les formuler à doses inégales,

<’est-à-dire dans la solution ci-dessus :

AMEN A EDODIN MA RAIRAN RER RTL AS, (mg.) 4

Salicylatezd'ésérinen CLR. NN. à (mg) 6

Le titre en substance active reste le même.

La posologie de ces solutions est généralement de 60 gouttes par jour, à raison de 20 gouttes au début des trois repas.

Sauf intolérance individuelle, on peut atteindre

109 gouttes par jour.

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