‹ La compression du cornet moyen par les malformations hautes du septum: Pathogénie de certaines céphalées rebellesChapitre 32 sur 54 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

S. T..., 40 ans, sexe féminin, se plaint de maux de tête persistants à localisation frontale. Elle mouche un peu de mucopus, et vient sur le conseil d’un médecin se faire examiner les sinus.

L'examen direct montre des fosses nasales perméables. Les cornets inférieurs sont normaux, mais recouverts de filaments purulents; ia cloison présente une déviation sigmoïde empiétant à peine sur la partie basse des fosses nasales. La convexité supérieure de cette déviation est à droite.

Le méat moyen droit est réduit à une simple fente dans laquelle on ne trouve aucune trace de pus. Cette fente est limitée en dedans par un bourrelet mince, écrasé entre la cloison et la paroi externe de la fosse nasale. Ce bourrelet est le cornet moyen, tellement comprimé que méat moyen et fente olfactive sont ‘à l’état virtuel. Le cornet moyen gauche est normal.

La diaphanoscopie montre l'intégrité des cavités faciales.

Les symptômes subjectifs présentés par la malade sont les suivants :

Avant tout céphalée constante à caractère névralgique avec exaspération au moment des poussées de coryza, localisation vague plutôt frontale et orbitaire, plus marquée à droite, élancements comme dans les névralgies faciales. La malade n’a aucun répit et a essayé sans succès toute la gamme des analgésiques. Le goût des aliments n’est senti que par intermittences (quoiqu’une seule des fentes olfactives soit obstruée). Les odeurs fortes sont seules perçues (salicylate de méthyle, iodoforme).

La malade se plaint d’être souvent enrhumée, d’éternuer dix fois de suite, de moucher des mucosités purulentes. Elle accuse des symptômes de coryza chronique.

L'état général est satisfaisant et l’examen d’urines négatif. :

Nous pensons que cet ensemble de signes peut être provoqué par la compression du cornet moyen et, après un

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