RÉSULTAT DU TRAITEMENT
Comme le montre la lecture des observations, les résultats sont souvent excellents.
Fréquemment et immédiatement après l’intervention, même le nez encore tamponné, comme dans certaines observations, il y a disparition de la douleur (Obs. I, IL, V, VI, VIII, X, XIII, XVIII, XIX, XX, XXI).
C’est donc que la disparition de l’un des éléments déterminants du syndrome suffit à amener la guérison.
On note quelques résultats non immédiats, mais complets.
Dans l'observation I, la malade est soulagée deux jours après l'intervention. |
Dans l'observation XV, il a fallu successivement une épérotomie et une cornéotomie pour avoir un résultat parfait.
Parfois les résultats sont incomplets.
Aïnsi, dans l’obversation IV, il y a d’abord diminution de la céphalée, puis récidive. Une cornéotomie pratiquée alors n’amène qu’une diminution de la céphalée.
Dans l’observation IX, résultat parfait passager (huit jours), il y a ensuite réapparition du syndrôme.
Dans l’observation XI, les accès disparaissent complètement, mais il y a persistance d’une céphalée vague.
Par contre, dans l’observation XVI, nous croyons qu’il y a suppression de la douleur constante, mais non pas des paroxysmes.
Enfin, il y a eu des échecs totaux qu’il convient d’in-
terpréter. Le résultat a été nul dans l’observation VIT;
le —
mais il y avait eu erreur de diagnostic : il s'agissait de migraine vraie. L'observation XVII montre un échec total pour ce qui est de l’élément douleur. Il est à noter que le cornet moyen était pâle et paraissait dégénéré. La compression ne devait donc pas être responsable des céphalées. Dans ce cas, l'intervention n’a pas été complètement inutile, étant donné qu’elle a amélioré considérablement la respiration.
Pour nous résumer, sur les vingt et une observations publiées, il y a, grâce à l’intervention, quinze guérisons, quatre améliorations indiscutables et seulement deux
échecs totaux.
En admettant même que les treize observations non publiées soient des échecs (ce qui n’est pas), cela donnerait encore un pourcentage de plus de 54 % de résultats positifs, c’est-à-dire que plus de la moitié de ces malheureux qui, découragés, neurasthéniques, frappent à la porte de l’otorhino-laryngologiste, après avoir essayé tous les traitements, s’en retournent complètement soulagés,
entrevoyant l’existence sous un tout autre jour.