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Durée moyenne du stock

Il est indispensable de connaître le stock moyen que certains comptables trouvent en prenant la moyenne du stock au début et à la fin de l'exercice, et que d’autres calculent en prenant la moyenne des douze mois. Il est clair que l’approximation sera d'autant plus exacte que le nombre des termes sera plus grand. Le temps durant lequel les produits finis restent en magasin se trouvera de la manière suivante:

Chiffre d’affaires au prix de revient 360 jours stock moyen X

En supposant le stock moyen de fr. 13 300, — on aura donc: OPenees ; X — 60 jours. 13 300 X Ces chiffres peuvent être utilisés de la manière suivante: 1° L'usine produit une même marchandise à jet continu.

Dans lhypothèse que la production a été de 3000 unités

(mètres, litres, kg., objets, etc.), le prix de fabrication par unité est 90000: 3000 — 30 fr. Dès lors nous aurons:

Prix de fabrication « . As 3 à LOMME OURS Frais généraux 10°/, de us 30, PS D pr, à Fr. 33, —

Intérêt 6°/, du capital engagé fr. 38, — pour 2 mois. >» —,33 Limite devente sans Dénélice. "AM Ne Er 0 Bénéfice présumé 15, de 11-30, = 7 M DAT OÙ Prix de:véntéesee a Mmes

20 L'usine produit différents objets. Le prix de revient s’établira comme suit:

Matières premières, d'après les fiches de fabrication . Fr. 180, —

Main-d'œuvre, » » » .. » 200,-—- Frais de fabrication ?/3 de la main-d'œuvre . . . ..» 133,36 Prix de fabrication . . . AN AT I IE RER ST Frais généraux 10°/, de fr. 513, DOS RS re ee MES En Fr. 564,65

Intérêt 6°/, du ne engagé Îfr. 564,65 pour 2 mois >» 5,65 Limite-de:venté: Sans DÉHÉTICES SE PR TE ER ONE LE DAS Bénélicesprésumecl15 90 der 0 SUN Prix-dé vente > "à: FL

En résumé, une comptabilité bien tenue doit permettre l’établissement exact du prix de revient, contrôler ce prix de revient et fournir à la direction de l’entreprise les éléments nécessaires à une gestion consciencieuse, prévoyante et éclairée.

e) La statistique. La comptabilité donne des renseignements du plus haut intérêt sur l’état de l’entreprise à un moment donné, sur Sa marche, son organisation, son fonctionnement, son histoire enfin. Ces renseignements, il importe de leur donner une forme appropriée, de les disposer d'une manière logique et concise, de les classer et de les conserver, afin de pouvoir à tout instant retrouver immédiatement un chiffre dont on a besoin, comparer des résultats qui sont entre eux dans un rapport de causalité, se rendre compte des variations d'un même élément à des époques différentes, c’est l’objet de la statistique.

L'établissement de la statistique d’une entreprise doit reposer sur une base assez stable pour que les chiffres qui y figurent soient comparables entre eux pendant toute la durée de l’entreprise, et assez souple pour qu'elle puisse prendre l'extension qu’exige le développement des affaires. Elle doit être tenue d’après un plan et des règles fixés dès le début et conservés par écrit. Les éléments les plus utiles à la direction de l’entreprise seront naturellement ceux que la statistique enregistrera en tout premier lieu; leur groupement dépendra du but qu’on se propose d'atteindre.

L'établissement du prix de revient nécessitera une statistique des frais qui permettra l’application des coefficients, mais comme les frais sont un élément important et très élastique du prix de revient, il importe de les détailler et d’en tirer des comparaisons utiles. On ne se contentera pas seulement des chitfres absolus, mais on en calculera l’importance relative au moyen de °/.

La statistique des frais de fabrication sera séparée de celle des frais généraux.

Le chiffre des ventes fera également l’objet d’une statistique qu'il est facile d'établir par mois et par années sur la même fiche, en écrivant les noms des mois dans une première colonne verticale et en réservant une série de colonnes pour les années successives.

Un tableau contenant pour chaque année les principaux résultats financiers sera presque toujours d’une grande utilité. On pourra y faire figurer le chiffre des ventes, le prix de revient des objets vendus, le montant et le coefficient des frais généraux, le montant et le coefficient du bénéfice brut, le montant et le coefficient du bénéfice net, la durée moyenne du stock. Cette statistique rendra de grands services lors de l’établissement des prix de de revient et de vente.

Enfin nous mentionnerons en passant les nombreuses statistiques dont peuvent avoir besoin le service technique, le service financier ou les autres rouages de l’entreprise.

Nous n’avons examiné jusqu'ici que la statistique tirée de la comptabilité. Ce serait une erreur de croire que la statistique se contente de ces données. Son champ est beaucoup plus vaste.

Tout ce qui a quelque intérêt pour l’entreprise peut être l’objet de la statistique. Son domaine n’est limité que par l’utilité qu'elle peut avoir pour l’entreprise.

On fera donc un emploi judicieux de la statistique en choisissant ce qui est le plus utile et en laissant de côté tout ce qui ne présente pas un intérêt suffisant pour justifier les frais qu'elle occasionne, car ces frais doivent être incorporés dans le prix de revient, et la statistique doit contribuer à l’augmentation du bénéfice net et non à sa diminution.

Après avoir esquissé rapidement les bases sur lesquelles doit reposer la statistique, nous pouvons affirmer qu'organisée rationnellement, elle constitue un instrument de la plus haute importance pour le bon fonctionnement de l’entreprise.

Les services en régie des villes et des Etats ont le même intérêt que les entreprises privées à la tenue de statistiques appropriées ; le fait qu'ils appartiennent à une collectivité à laquelle ils doivent rendre compte augmente encore cet intérêt.

Le dernier chapitre «Organisation pratique de la comptabilité d'une Commune», pages 112 à 162, pourrait, jusqu’à un certain point, servir de conclusion au présent travail. Cependant cette conclusion serait bien incomplète et pourrait prêter à des confusions regrettables, car la comptabilité des Communes n’est pas toujours de la comptabilité camérale; cette dernière n’est même pas nécessairement une forme de la comptabilité publique, bien qu’on ne la rencontre dans aucune entreprise privée, et la comptabilité publique peut revêtir d’autres formes que celles de la comptabilité camérale. D'autre part, il est bon de résumer les points essentiels développés dans les pages qui précèdent. Nous le ferons d’une façon aussi succincte que possible.

1. Les opinions des auteurs comptables concernant la nature de la comptabilité camérale diffèrent. Cette divergence provient surtout du fait que jusqu’à ces dernières années la comptabilité camérale avait été étudiée dans un but utilitaire plutôt qu’au point de vue scientifique.

2. La comptabilité camérale ne connaît que des recettes et des dépenses de caisse, c.-à-d. des mouvements d'espèces.

Les opérations dont s'occupe la comptabilité se divisent, au point de vue caméral, en

a) recettes et dépenses effectives,

b) autres opérations.

Ces dernières sont toujours assimilées à des mouvements d'espèces; chacune d'elles est décomposée en une recette et en une dépense de caisse, de sorte que tous les changements de la fortune sont exprimés en fonction du compte de caisse.

Souvent les livres tenus en cours d'exercice ne contiennent que les recettes et les dépenses effectives, parfois d'autres opérations à titre exceptionnel. La comptabilité camérale est alors

analogue à la comptabilité simple. C’est généralement sous cette forme qu’on la rencontre dans la pratique.

Cependant il peut être passé écriture de toutes les opérations, y compris la valeur initiale des éléments actifs et des éléments passifs, ainsi que de la fortune nette. La comptabilité camérale est alors analogue à la comptabilité double et remplit le même but.

Les recettes et les dépenses, dans le sens caméral de ces

mots, peuvent être comptabilisées soit seulement au moment où

elles ont lieu, soit en les décomposant en deux stades, l’ordonnance et l’exécution. De là, deux formes essentielles de comptabilité camérale simple: la comptabilité camérale ancien style et la comptabilité camérale nouveau style ou comptabilité camérale autrichienne, auxquelles correspondent deux formes essentielles de comptabilité camérale double.

La comptabilité camérale est, avant tout, destinée aux administrations publiques; on ne la rencontre en général pas dans les entreprises privées.

. La comptabilité camérale simple est de beaucoup la plus répandue; la comptabilité camérale double a été introduite ces dernières années dans les services industriels de quelques villes en Allemagne; nulle part, à notre connaissance, elle n’est en usage dans l’administration générale d’une ville ou d’un Etat.

3. Quelle que soit la forme employée, les recettes et les dépenses- sont inscrites par ordre chronologique dans le livre de caisse et classées systématiquement par rubriques, soit dans le livre de rubriques tenu en cours d'exercice, soit directement dans le compte annuel comme c’est souvent le cas dans la comptabilité camérale ancienne. Les rubriques se divisent naturellement en rubriques de recettes et en rubriques de dépenses. Le choix et le contenu des rubriques dépendent du but qu'on se propose d'atteindre. Dans la comptabilité d’une Commune, par exemple, on ouvrira une rubrique pour chaque poste du budget; l’ensemble de ces rubriques forme le compte de l'administration courante. Les opérations qui ne rentrent pas dans ce compte sont des mouvements de capitaux, l’ensemble des rubriques qui leur sont réservées constitue le compte capital. Les dépenses incrites dans ce

de state

ASE DST OR.

dernier représentent des augmentations de l'actif ou des diminutions du passif; les recettes, au contraire, correspondent à des diminutions de l’actif ou à des augmentations du passif. Le solde du compte de l'administration courante et celui du compte capital ensemble indiquent le solde en caisse.

4. Dans la comptabilité camérale ancienne, les recettes et les dépenses sont inscrites dans un livre de caisse. Elles sont classées systématiquement soit directement dans le compte annuel, soit dans un livre de rubriques tenu en cours d'exercice par le caissier lui-même.

o. Avec la comptabilité camérale nouvelle, il est tenu un livre de caisse et un livre de rubriques. Les sommes mandatées sont d’abord inscrites au livre de rubriques dans une colonne spéciale. Une deuxième colonne contient les recettes et les dépenses effectuées. Celles-ci peuvent être portées sur la même ligne que les sommes mandatées correspondantes, ou classées dans chaque rubrique par ordre chronologique. À la fin de l’exercice, les sommes mandatées non encore effectuées constituent les restes, les restes de recettes sont dits restes actifs, ils représentent des recettes à encaisser l’année suivante; les restes de dépenses sont appelés restes passifs, ce sont des dépenses à payer l’année suivante. L'établissement des restes et la comparaison de ceux-ci avec les sommes mandatées fournit un contrôle sur Île livre de caisse.

Le livre de rubriques est tenu par un comptable, jamais par le caissier.

6. Des améliorations peuvent être apportées à ces deux formes fondamentales, spécialement dans les communes, par l’organisation d’un livre de caisse à colonnes et d’un livre de rubriques à situations mensuelles, éventuellement d’un livre des mandats.

Cette comptabilité peut être complétée par un journal et un grand livre tenus conformément aux principes de la comptabilité double.

Dans les communes où l’on désire avoir le détail de toutes les opérations pour chaque rubrique du budget, on tiendra un livre de caisse simple, des fiches de rubriques, un livre de rubriques

à situations mensuelles, puis un journal et un grand livre comme ci-dessus.

Le report des écritures du livre de caisse (éventuellement des feuilles de caisse) aux fiches de rubriques se fera de préférence par un procédé automatique, soit à la main, soit à la machine. L'emploi de cette dernière permet en outre de faire les additions et de tirer les soldes sans surcroît de travail.

D’autres combinaisons de la comptabilité double et de la comptabilité camérale sont possibles. Nous signalons entre autres la comptabilité constante employée par la ville de Berne.

7. Pour les Etats, la comptabilité double judicieusement adaptée est susceptible de répondre à toutes les exigences. La comptabilité du canton de Berne (constante), et la comptabilité double de la Confédération suisse en sont deux exemples typiques.

8. Les exploitations en régie des Etats et les services industriels des villes doivent être organisés d’après des principes commerciaux; la comptabilité double est le système le mieux approprié à ces entreprises.

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