‹ La Comptabilité Camérale: ses origines, ses formesChapitre 100 sur 101 · Actif immobilisé PC COMORES · texte numérisé non relu

Actif immobilisé PC COMORES

2, réalisable à long terme . . . . . [185000 | 140000 39 » à court terme et disponible | 160000 | 117000 4. Passif non exigible. — 60 000 5. exigible à long terme 40000 | 70000 GS » à court terme 120000 | 140000

1. Compte «Ventes» 120000 | 160000 2. Produits divers : — 2000 3. Frais généraux divers . 32 000 —

Dans l'exemple ci-dessus nous avons supposé réalisée. la permanence de l'inventaire, c.-à-d. que le solde des comptes représente la valeur réelle des éléments auxquels ces comptes sont ouverts. Le compte «Achats» est alors débité du prix de revient des marchandises achetées (Compte «Magasin des produits fabriqués» dans une industrie) et crédité des marchandises vendues calculées au prix de revient. Le solde représente donc la valeur au prix de revient des marchandises en magasin. Dans la balance générale ci-dessus, le compte «Achats» est compris dans l’actif réalisable à long terme où il figure pour 148 000 fr. au débit et 120 000 ir. au crédit. La valeur des marchandises en magasin est donc de 28 000 ir., prix de revient. Le compte «Ventes» est crédité du prix de vente des marchandises vendues et débité du prix de revient de ces mêmes marchandises vendues. L’excédent du crédit sur le débit est donc le bénéfice brut.

Dans le cas où le compte de «Marchandises» fonctionnerait comme compte mixte (au débit le prix de revient des marchandises achetées ou fabriquées, et au crédit le prix de vente des marchandises vendues), il y aurait lieu de le faire figurer parmi les comptes d'exploitation. Reprenons l'exemple ci-dessus:

Bilan infermédiaire au 31 avril 19 ..

Comptes

statistiques d'exploitation

Balance générale | Soldes des comptes | Soldes des comptes

Avoir Actif Passif | Charges | Produits

a) Comptes statistiques :

JAACHPIMHODIISÉC RE CR EN TT 32 000 == D RTÉAlSable At IONENeTMEN CE 37000 | 20000 CHA » à court terme et disponible {|160000 | 117000 AHPASSIENONIExIPIDIC LR NES | — 60 000 5 » exigible à long terme . . . . . 40000 | 70000 6. » à court terme . . . . . [120000 | 140000 b) Comptes d'exploitation :

1. Compte de «Marchandises» . . . . . . [148000 | 160000 D'NPTOTUISN AVES. eme no jen en € et 2000 JRETAIS CÉNÉTAUX AIVETS 4e en. à 32 000 =

Solde des comptes statistiques » » » d'exploitation .

Le solde étant de 18000 fr., si la valeur des marchandises en magasin est égale à cette somme, il n’y a ni bénéfice ni perte;

si la valeur du stock est supérieure à ce solde, il y aura un bénéfice égal à la différence de ces deux sommes; si la valeur du stock est inférieure au solde ci-dessus, il y aura perte et celle-ci sera égale à la différence de ces deux sommes.

Comme d’après les données du tableau précédent, le stock de marchandise représente une valeur de 28 000 fr. il y a un bénéfice de 10 000 ir.

c) Influence du chiffre d'affaires sur le bénéfice net. Le prix de revient comprend: le prix de la matière première, celui de la main-d'œuvre et les frais. Les deux premiers éléments sont proportionnels au chiffre d’affaires. Quant aux frais, les uns augmentent en raison directe des ventes; on les appelle frais généraux variables. Exemple: Commissions accordées aux voyageurs de commerce sur leurs ventes, frais de port, frais de contentieux, etc. Mais la plus grande partie des frais généraux ne dépendent pas du chiffre d’affaires, c’est-à-dire que celui-ci peut augmenter ou diminuer sans que ces frais varient d’une façon appréciable: intérêts dûs, amortissements divers, loyers, appointements, etc., etc.; on les nomme frais généraux fixes. En réalité cette fixité n'existe que dans certaines limites. Il faut entendre par frais généraux fixes, ceux qui restent sensiblement les mêmes quel que soit le chiffre d’affaires, les moyens d’actions (immeubles, matières, matériel, personnel) n'ayant pas subi de modification. En pratique il sera prudent de considérer comme frais fixes ceux qui, d’une manière évidente et indiscutable, ne sont pas proportionnels aux ventes. Dans bien des cas, pour les services industriels des villes, tous les frais généraux peuvent être considérés comme frais fixes.

Nous avons vu que tous les frais de production doivent être incorporés dans le prix de revient, or une grande partie des frais généraux étant fixes, il faut, pour les couvrir, un certain chiffre d’affaires. Le point où le bénéfice réalisé sur les ventes est suffi- Sant pour couvrir les frais généraux est appelé le point mort.

Supposons une maison dont les frais généraux fixes se montent à 60000 Îr., les frais généraux variables 6°/, du prix de vente, et le bénéfice brut 25c°/, du chiffre d’affaires.

Nous pouvons alors établir l'équation suivante:

X — 315800 (chiffre arrondi)

Il faut donc réaliser un chiffre de vente annuel de 315 800 fr. pour pouvoir couvrir ses frais généraux.

Vente mensuelle sans bénéfice ni perte = =20010/001r. » journalière » » » = LS 1052, 66 fr.

À partir du point mort, le bénéfice net est de 259/, — 60/, — 199}, du Chitire des ventes.

Sur un chiffre annuel d’affaires de 500 000 fr., le bénéfice net sera:

190/, de (500000 — 315800) — 35000 fr. (chiffre arrondi).

Il importe donc de surveiller de près le chiffre d’affaires et de l’augmenter le plus possible. Sans d’ailleurs se livrer à aucun calcul, il est évident, une partie des frais généraux étant fixes ou à peu près et devant être incorporés dans le prix de revient, que plus le chiffre d’affaires est élevé, plus le prix de revient par unité de marchandise est abaïissé.

d) Les comptes d'exploitation. Comme les entreprises se différencient avant tout par l’objet de leur activité, de même aussi les différences que l’on peut constater dans leurs systèmes de comptes portent essentiellement sur les comptes d'exploitation.

Les comptes commerciaux: caisse, banque, traites et remises, clients, fournisseurs, etc., se retrouvent en principe dans toutes les comptabilités, puisque dans toutes les entreprises il y a de l'argent en caisse, des disponibilités ou des dettes en banques, des effets en portefeuille, etc.

Les comptes d'exploitation varient, par contre, suivant le genre d'entreprise.

Dans une entreprise commerciale, on aura le compte «Marchandises» que l’on peut diviser en «Compte d’achat» et «Compte de vente».

Dans une entreprise industrielle les comptes d'exploitation sont plus ou moins nombreux. Il est recommandable d'ouvrir les comptes suivants:

Matières premières

Matières achetées . . . . 55000 Matières premières livrées Fraissdachat, TU OS 000 aux ateliers 60 000 40 000

Solde — matières premières en magasin.

Main-d’'œuvre

SAlAITES IDAYÉS ES 15 000 | par Fabrication, solde . . 45000

Frais de fabrication

Montant de ces frais . . 30000 | par Fabrication, solde . . 30000 Fabrication Matières premières . . . 40000 Produits fabriqués, comp- Salaires 1e mien ENS 000 tés au prix de revient Frais de fabrication . . . 30000 115 000 90 000

Solde — produits en cours de fabrication.

Produits fabriqués

Produits finis, au prix de Prix de revient de la mar- LEVITRA Sn 00000) chandise vendue . . . 80000

Solde — marchandise en magasin, au prix de revient.

Ventes

Prix de revient de la mar- Prix de vente de la marchandise vendue . . . 80000 chandise vendue . . . 100 000

Solde — bénéfice brut.

Frais généraux

Divers frais généraux. . . 6000 Solde viré à Pertes et Profits 6 000

Pertes sur débiteurs

Diverses pertes . . . . . 2000 Solde viré à Pertes et Profits 2000

Pertes et Profits

RASE ÉRÉTAUN NE EC D00 Bénéfice sur ventes . . . 20000 Pertes sur débiteurs. 2. 2:12 2:000

8 000 Bénéfice rnet 527% .- 12000

Les frais, tels qu'ils sont comptabilisés, se répartissent inégalement sur les mois successifs; un certain nombre même ne sont portés en compte qu’à la fin de l'exercice. C’est pourquoi on établit au commencement de l’année le budget d'exploitation sur la base des comptes précédents; on évalue donc les frais probables de l’année qui s'ouvre, et chaque mois on débite le compte «Fabrication» du l/12 du chiffre obtenu.

Nous avons rangé les approvisionnements (combustibles, huiles, graisses, etc.) dans les frais de fabrication. Cependant ces matières, spécialement le combustible, peuvent servir à diverses fins.

Une partie du charbon, par exemple, est employée par Îles ateliers pour le chauffage des fours, etc., et peut parfois être imputée directement dans le prix de revient.

Les huiles destinées au graissage des machines, le charbon servant au chauffage des ateliers et des magasins des matières premières, etc., doivent entrer dans le prix de fabrication, mais ne peuvent par contre y être imputés directement.

Enfin le combustible destiné au chauffage des bureaux et des magasins des produits terminés augmente les frais généraux de vente et non les frais de fabrication.

On fera donc bien d'ouvrir un compte «Approvisionnements». Celui-ci sera débité des achats par le crédit de la caisse (achats au comptant) ou des fournisseurs (achats à terme).

Il sera crédité:

1. par le débit de «Fabrication» des frais directement imputables au prix de revient de chaque objet ou de chaque série;

2. par le débit de «Frais de fabrication» des matières remises aux ateliers, mais ne pouvant être imputées directement;

3. par le débit de «Frais généraux» des matières remises au département commercial et ne devant pas figurer dans le prix de fabrication.

Le prix de la main-d'œuvre est enregistré dans le livre de paie, qui contient le calcul exact et détaillé de ce qui revient à chaque ouvrier. Sur la base du livre de paie, on débite «Maind'œuvre» par le crédit des comptes correspondants: caisse, avances, oppositions, etc.

Pour chaque ouvrier on établit une feuille de dépouillement du salaire. Ces feuilles sont résumées dans un tableau d'ensemble qui indique pour chaque période de paie la part qui incombe à la fabrication (avec le détail par commandes), aux frais de fabrication et aux frais généraux. Sur la base des tableaux de dépouillements, le compte «Main-d’œuvre» est crédité par le débit de:

1. «Fabrication» (salaires directement imputables aux commandes);

2. «Frais de fabrication» (salaires qu’on ne peut imputer directement aux commandes, mais qui en augmentent le prix de fabrication) ;

3. «Frais généraux» (salaires incombant au service commercial).

S'il y a des sous-produits, on en crédite le compte «Fabrication» par le débit du compte «Matières premières» s'ils sont remis au magasin des matières premières pour être sortis plus tard aux ateliers, et par le débit de la caisse ou des débiteurs s'ils sont vendus. Si le stock des sous-produits est important, il sera bon de lui ouvrir un compte qui sera débité par le crédit de «Fabrication» lors de la production de ces sous-produits, et qui sera crédité par le débit de «Fabrication» lors de leur emploi, ou par le débit de la caisse ou des débiteurs s'ils sont vendus.

Dans la fabrication à plusieurs degrés, il faudra ouvrir autant de comptes de fabrication qu’il sera nécessaire. Par exemple, une usine possédant un haut fourneau, une aciérie et des laminoirs

produisant des rails, aura les comptes: «Fabrication fonte», «Fabrication acier» et «Fabrication rails». Ce genre d’entreprise se rencontre assez rarement dans les services en régie.

Voici maintenant quelques renseignements que l’on pourra tirer de l’exemple ci-dessus:

1. Coefficient des frais de fabrication sur la base de la maind'œuvre :

2500070 CDDODA RE re * Hire es Re | Ur UE

2. Coefficient des frais généraux sur la base du prix de revient de la marchandise vendue:

ROD00 274: 8 000 LOCPERE Ee X

3. Coefficient du bénéfice net sur la base du prix de revient de la marchandise vendue :

000 12 000 | , 0 ee DO EN tro

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