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le livre de caisse, la somme est portée en dépense. Lors du remboursement par l’emprunteur, la recette sera portée dans le livre de caisse, puis dans la colonne «exécution de la rubrique de recettes «Prêt».
Un emprunt sera comptabilisé d’une façon analogue: Au livre de caisse en recettes; au livre de rubriques en ordonnance et exécution de recette et en ordonnance de dépense. Lors du remboursement: Au livre de caisse en dépense; au livre de rubriques en exécution de dépense dans la rubrique où la somme figure en ordonnance.
c) Des ordonnances naissent enfin par suite de prestations en valeurs autres que l'argent. On ramène ce cas au précédent par une écriture en recette et en dépense dans le livre de caisse. Ainsi la vente à crédit d’un élément actif doit être considérée comme vente au comptant suivie immédiatement de prêt de même somme. La vente au comptant est portée en recettes dans le livre de caisse et dans la colonne «Exécution» de la rubrique de recettes où la valeur de cet élément figure déjà en ordonnance. Le prêt est traité comme il est dit sous litt. b).
Le cas contraire, achat à crédit, sera comptabilisé d'une manière analogue: achat au comptant et emprunt de pareille somme. L'achat au comptant est passé dans le livre de caisse en dépense, puis en ordonnance et exécution de dépenses dans la rubrique ouverte à cet élément de la fortune (par ex. marchandises) et en ordonnance dans la rubrique de recettes concernant cet élément actif (par ex. marchandises). L’emprunt sera comptabilisé comme il est dit sous litt b: au livre de caisse en recettes; au livre de rubriques en ordonnance et exécution de recette et en ordonnance de dépenses. La colonne «Exécution» de la rubrique de dépenses sera remplie lors du paiement de la dette.
Les opérations décrites sous b et c sont caractérisées par le fait qu’elles se traduisent par une ordonnance de recettes et en même temps une ordonnance de dépenses. Nous les appellerons opérations commutatives.
Si l’on fait le résumé des recettes ordonnancées et des dépenses ordonnancées, on obtient le tableau des profits et des
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pertes, analogue au compte de Pertes et Profits de la comptabilité commerciale double. Comme les ordonnances concernant les opérations commutatives n'ont dans leur ensemble aucune influence sur le résultat de l’exercice, on peut, dans ce tableau, ne pas les prendre en considération.
La décomposition de chaque opération en ordonnance et exécution n’a réellement d’intérêt que pour les opérations de profits et pertes. C’est pourquoi, dans la pratique, on cherche à ramener le plus possible d'opérations en opérations de profits et pertes. Ainsi, tous les achats de choses destinées à être employées ou revendues avec ou sans transformations (approvisionnements, matières premières, marchandises, etc) sont considérés comme pertes. La vente de ces choses équivaut à un bénéfice. Comme il reste de ces valeurs à la fin de l’année et qu’elles doivent par conséquent figurer au bilan, on leur ouvre deux rubriques: une rubrique d'inventaire et une rubrique d'exploitation. La première est utilisée seulement lors de l'ouverture et de la clôture des comptes. La deuxième fonctionne pendant l'exercice. À l'ouverture on inscrit la valeur de ces objets en ordonnance de recettes dans les rubriques d'inventaire respectives, et aussitôt les sommes sont reportées en exécution dans les mêmes rubriques, et dans les rubriques d'exploitation en dépenses dans les colonnes de l'ordonnance et de l’exécution. Les achats faits pendant l’exercice sont inscrits dans les rubriques de dépenses d'exploitation. Les ventes sont, par contre, portées dans les rubriques de recettes d'exploitation. Si, à la fin de l’exercice, il existe de ces valeurs, le montant en est reporté des rubriques d’exploitation dans les rubriques correspondantes d'inventaire: dans les premières en ordonnance et exécution de recettes, et dans les dernières en ordonnance et exécution de dépenses de même qu’en ordonnance de recettes. Aïnsi les valeurs d'inventaire ressortiront comme restes actifs dans les rubriques de recettes.
Le bilan final s'obtient en rassemblant tous les restes actifs et tous les restes passifs, et en y ajoutant le solde en caisse.
Pour obtenir le compte de profits et pertes, on réunit toutes les rubriques qui représentent des bénéfices ou des pertes, en ne prenant en considération que les sommes ordonnancées durant l'exercice.
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Il est recommandable de procéder ainsi:
a) On fait une distinction, dans les rubriques de profits et pertes, entre les ordonnances provenant de la période écoulée (restes) et celles de la période en cours. Le plus simple est d’ouvrir deux colonnes dans ce but, et une troisième pour leur total. Dans les autres rubriques cette distinction n’est pas nécessaire, cependant on peut la faire sans inconvénient.
b) À la clôture des comptes, on établit un tableau synoptique de toutes les rubriques en les résumant par groupes.
c) De ce tableau on tire les chiffres suivants qu'on groupe de nouveau :
1. Les sommes des rubriques de profits et pertes ordonnancées pendant l’année courante, pour en dresser le compte de proits et pertes;
2. Les recettes et dépenses effectuées de toutes les rubriques, pour la vérification du livre de caisse;
3. Les restes de toutes les rubriques, en ajoutant le solde en caisse, pour l'établissement du bilan de clôture.
M. le D' Juzi, à qui nous avons emprunté les considérations qui précèdent concernant les deux formes de comptabilité camérale intégrale, reconnaît que ni l’une ni l’autre ne se rencontrent dans la pratique. Les essais de comptabilité camérale allemande (gehobene hameralistische Buchführung) s'en rapprochent plus ou moins. Klapdor s’en tient presque exclusivement à la seconde forme. Schneider les combine en adoptant en général la première forme, mais en faisant la distinction entre l'ordonnance et l’exécution des opérations de profits et pertes.
À notre avis, le système intégral de comptabilité camérale — que nous avons dénommé comptabilité camérale double — se soutient parfaitement au point de vue théorique, et il n’y a aucune raison de douter qu’il ne soit capable de fournir les mêmes renseignements que la comptabilité commerciale double. Malgré cela, il ne nous paraît pas recommandable, ni dans les entreprises privées, ni dans les administrations publiques.
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Théoriquement, la comptabilité camérale pourrait s'adapter à n'importe quelle entreprise. Elle n’est cependant indiquée que comme comptabilité publique et seulement sous les formes ancienne et nouvelle (comptabilité simple). Les améliorations ne doivent pas être cherchées dans le sens des deux formes de comptabilité camérale double indiquées plus haut, mais dans une direction plus pratique comme nous essayerons de le montrer dans la suite de ce travail.
Nous insistons sur ce point que la comptabilité camérale est, avant tout, destinée aux administrations publiques; on ne la rencontre pas dans les entreprises privées. Cela nous amène à dire quelques mots de la comptabilité publique.