ND
Recettes.
. Solde du compte de 1920 :
. Excédent des recettes d’exploitation . Intérêts du fonds de renouvellement . Bonification de la Bourgeoisie pour
valeur du bois des poteaux employés pour le réseau communal ee
Total
Dépenses.
. Intérêts des capitaux empruntés .
. Dépréciations :
Compteurs, OV CENDRES SNPIENE
Diminution de 3 compteurs
HOFSAISASC RES 710 Transformateurs,
30/0 de fr. 30293, — . — 908, 79 Bâtiments de transforma-
teurs, 20/0 de fr. 7500, —— 150, — Réseau,
31/0 de fr. 188 826, 50 — 5 664, 80 . Versement au fonds de renouvelle-
ment .
. Bénéfice net
Total
Comptes 1921
OÙ
Budget 1921
Bilan au 31 décembre 1921. Actif
Bilan au |Augmentations| Amortisse- Bilan au 31 déc. 1920 en 1921 |menisen1921| 31 déc. 192]
SOldS-enreaissE 4 12710 17 873, 53 Débiteurs divers . et ee 3 118, 85 AUOT Se Re sr Msn e 1 :6916:61 6 916,61 Entretien et réparations du réseau 7
Marchandises en magasin 988, 72 Outillage . : IS Mobilier de bureau . den ie Installation pour séchage de fruits es Instruments de mesurage . LE Compteurs 30 560, 21 Transformateurs Re 908,79! 25 154, 87 Bâtiments de transformateurs . 6 34, —
Réseau de lumière, force et éclairage public 164 732, 67 115691, 30| 5 664, 80] 174 759, 17
Bilan au 31 décembre 1921. Passif
Bilan au 81 déc. 192!
Bilan au 31 déc. 1920
Commune municipale de D.:
a) Emprunt de fr. 110000 contracté à la Caisse d'Epargne et de Prêts à Berne, pour couvrir les frais d'établissement et d’extension du réseau
b) Avances faites par la caisse communale pour
frais d'extension du réseau . 118 348, 95 | 151 982, —
c) Bénéfice de 1921 . 1 734, 40 12 465, 51 Créanciers divers. 4 201, 35 Fonds de renouvellement . 2 000, — Passif transitoire . 471, 10
d) Remarques.
Par ce qui précède, nous voyons que la comptabilité double convient très bien aux services industriels des villes et des Etats où elle doit être préférée à tout autre système.
Il serait bien difficile de chercher à entrer dans les détails de l’organisation comptable des dits services, la nature de ces entreprises étant très variable. Il n’est pas non plus dans notre intention d’en exposer les principes généraux que l’on trouvera dans de nombreux traités; nous croyons cependant nécessaire d'insister sur certains points ordinairement trop peu connus.
a) Le prix de revient. Dans toute entreprise la connaissance du prix de revient est une condition indispensable du succès. Dans une industrie il comprend:
1. le prix de la matière première qui sert à la fabrication, 2. le prix de la main-d'œuvre, 3. les frais.
Il doit être établi de telle sorte que si le prix de vente coïncidait exactement avec le prix de revient, il n’y aurait à la fin de l’année ni bénéfice ni perte.
1. Matières premières. Ce sont les matières brutes qui seront transformées pour devenir produits fabriqués. Le prix de revient de ces matières donne lieu à l'établissement d’un prix de revient commercial: prix d'achat, frais d'achat, frais de transport et de douane, camionnage, assurance contre les risques de transport, etc.
2. Main-d'œuvre. C'est le salaire payé aux ouvriers. On doit pouvoir dans tous les cas déterminer la main-d'œuvre payée pour chaque objet. Ceci a lieu par un contrôle sévère du chef de fabrication et apparaît dans les tableaux de dépouillement de la maind'œuvre dont nous n’avons pas à examiner le détail ici.
3. Frais. On les groupe le plus souvent en frais généraux de fabrication et en frais généraux de vente. Les premiers concernent notamment: les approvisionnements (combustible, huile, etc.), le loyer, l'éclairage et le chauffage des locaux, l'entretien de l'outillage, les amortissements, l'assurance du personnel, des bâtiments et du mobilier, l'intérêt du capital engagé, les impôts,
le salaire des employés du bureau technique et des contre-maîtres, les fournitures du bureau technique. Il y aura lieu éventuellement d'y ajouter le prix de revient des marchandises que des défauts de fabrication empêchent de vendre, et d’en retrancher la valeur des sous-produits et des déchets utilisables.
Parmi les frais généraux de vente il y a lieu de citer: les frais de publicité et de réclame, les frais du personnel de vente, les frais d'expédition et de transport, les salaires, primes d’assurance, etc. de la direction commerciale et des employés de bureau, le chauffage et l'éclairage des locaux du service commercial, les fournitures de bureau, enfin le coefficient des risques sur le stock et le coefficient des pertes sur mauvais débiteurs.
La répartition des frais sur les divers produits fabriqués se fait au moyen de coefficients établis en prenant pour base soit le prix de la matière première, soit le plus souvent celui de la main-d'œuvre, soit encore le total de la matière première et de la main-d'œuvre.
Dans ces conditions, la différence entre le prix de revient et le prix de vente est réellement un bénéfice net. Si, à la fin de l’année, on fait la différence entre le prix de revient ainsi calculé des marchandises vendues et le prix de vente de ces marchandises, cette différence doit correspondre avec Île bénéfice net accusé par le compte de Pertes et Profits. En pratique, il y aura toujours un écart que l’on tâche de réduire le plus possible.
b) Recherche en cours d'exercice du bénéfice réalisé. La tenue de fiches de prix de revient ou d’un livre des prix de revient permet ainsi de connaître avec une approximation suffisamment rigoureuse le résultat financier obtenu à n'importe quel moment de l’année.
Il y a d’autres moyens de savoir, en cours d'exercice, si l'on travaille avec bénéfice ou avec perte!).
Le plus simple résulte de la vente à prix fixes. Dans ce cas le prix de vente comprend le prix de revient majoré du coeïlicient de bénéfice brut calculé sur la base de la comptabilité de l’année précédente ou d’une série plus ou moins grande d'années.
1) Voir spécialement E. Gutjahr: L'organisation rationnelle des entreprises commerciales, Paris, Dunod éditeur, 1920, et H. et J. Edom: La gestion des affaires, Paris 1919.
Ce coefficient peut être compté sur le prix de revient ou sur le prix de vente.
Supposons qu’une entreprise travaille avec un bénéfice brut de 25°/ du prix de vente, et qu’au bout de 4 mois le chiffre’ d'affaire se monte à 140 000 ir.
Le bénéfice brut est alors de 25°/o de 140000 fr. — 35000 fr. Si les frais généraux inscrits ajoutés à la part proportionnelle des frais à inscrire en fin d'année s'élèvent à 80000 îr., le bénéfice net est de 5000 ir.
Pour vérifier ce résultat, on peut se baser sur le coefficient des frais généraux établis sur la base des années précédentes en °/, du chiffre des ventes. Si par exemple, ce coefficient est 21,40/,, le bénéfice net sera:
30000 — 21,40/, de 140000 = 35000 — 29960 = 5040 fr. chiffre qui confirme le résultat ci-dessus.
Ce procédé peut d'autant mieux être employé dans les entreprises en régie, que celles-ci bénéficient généralement d’un monopole de droit ou de fait qui les met à l’abri de la concurrence, situation qui peut d’ailleurs devenir dangereuse pour le consommateur.
Dans les entreprises où est réalisé l'inventaire permanent, le résultat financier de l'exercice en cours peut être obtenu par le bilan intermédiaire. Celui-ci n’est pas autre chose que la balance mensuelle du grand livre disposée d'une certaine façon. La balance générale est suivie de la balance des soldes qui comprend deux colonnes comme l'indique le tableau suivant:
Bilan intermédiaire au 30 avril 19 ..
Soldes des comptes statistiques
Passif
Soldes des comptes d'exploitation
Produits
Balance générale Doit
Comptes
Avoir
a) Comptes statistiques :
c) Bénéfice net
b) Comptes d'exploitation :