‹ La comtesse d'Houdetot, sa famille, ses amisChapitre 1 sur 48 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

pays, me permet de dire que ma pensée fut comprise comme je l'avais souhaite'. Est-il pour l'écrivain une plus douce récompense?

Malyré mes premières et patientes recherches, j'étais loin d'avoir épuisé mon sujet. J appris un jour que, dans un hôtel parisien et dans un château de Aormandie, se trouvait tout un nid de documents inexplorés, poésies vainement cherchées, lettres inédites, portraits authentiques, miniatures charmantes, souvenirs multiples se rattachant à l'aimable femme dont fai voulu me constituer l'historien. A cette énumération, on le devine, mon désir s'allumait. Mais à qui me confier? Qui voudrait m entendre? Quel bon génie voudrait me mettre en présence de ces précieux souvenirs, soigneusement conservés, et me faire éprouver la joie indicible que donne la pièce originale, enfouie sous clé au fond d'un tiroir, et dont l'encre pâlie garde la poussière d'or d'une époque envolée ?

Je dois la communication de ces documents enviés à M. le comte Foy, le petit-fils du grand orateur de la Restauration, memJjre de la Société des Bibliophiles français, tout dévoué à l'art et aux lettres, et prenant un vif intérêt au mouvement des idées contemporaines. Par sa grand mère, la comtesse Germain de Monforton, née d'Houdetot, M. le comte Foy se trouve avoir la comtesse Sophie d'Houdetot pour bisaïeule. Il était donc doublement qualifié pour s'intéresser aux recherches dont il s'agit.

Ce fut lui mon bon génie ; je lui exprime ici ma

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