‹ La comtesse d'Houdetot, une amie de J.-J. RousseauChapitre 14 sur 61 · A UN AMI · texte numérisé non relu

A UN AMI

Damon, quelle misanthropie

Vient empoisonner Les beaux jours!

Par un sombre chagrin ton àme est poursuivie.

Môme dans l'âge des amours.

Plus heureuse que toi, je sens à ma tendresse Qu'il est des plaisirs purs que le Ciel fit pour nous; Sans haïr les humains, mon cœur plaint leur faiblesse. J'en blâme quelques-uns, sans les condamner tous. D'autres mortels encor sont nés ce que nous sommes; J'espère en d'autres cœurs ce que je trouve au mien, Et mon cœur vertueux croit aux vertus des hommes... Pour penser comme moi, Damon, connais le tien!

VI. — L'élog-e de Marc-Aurèle par Thomas fut très remarqué quand il parut. Le caractère affec-

62 LA COMTESSE u'iIOUDETOT.

tueux et discret de l'auteur, son penchant pour l'amitié plaisaient à Sophie; aussi, elle ne l'oublie point, et lui dit :

A M. THOMAS, SUR SON Él.OGE DE MAKC-AURÈLE.

Thomas nous a peint les vertus Dont sa vie offre le modèle.

Sous un autre Apollonius Puissions-nous retrouver un autre Marc-Aurèle!

YII. — Madame Geoffrin avait reçu Mimi dans son salon fameux. Celle-ci, reconnaissante, ne l'oublia pas, quand elle songea à moins fréquenter le monde. Elle fait allusion ici à l'accueil bienveillant du roi de Pologne, recevant cette femme célèbre à Varsovie.

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