SUR LA MACHINE DE MARLY
Cet appareil de fer et ces grands mouvements, Ces efforts redoublés et ces gémissements Offrent partout aux sens la nature offensée ; Elle semble gémir d'avoir été forcée,
C4 LA COMTESSE D'iiOUDETOT.
Et, cédant ù regret aux entraves de Tart,
Aux caprices des rois se plaint d'avoir eu part.
Oh ! que j'aime bien mieux la modeste fontaine
Qui, dans ces prés fleuris, s'enfuit au pied d'un chêne,
Et qui, formant le cours d'un modeste ruisseau,
Arrose des gazons aussi frais que son eau!
Saint-Lambert, nous apprend un critique, trouva que ces vers méritaient d'être envoyés au patriarche de Ferney. Lorsque Voltaire revint à Paris en 4778, madame d'Iloudetot alla le voir. Dès qu'elle fut annoncée, l'auteur de Candide, attention délicate, lui récita ces vers écrits depuis longtemps, et qu'elle se rappelait à peine.
X. — La baronne de Brejet perdit successivement sa mère et sa fille. Cette dernière, qui savait peindre, avait fait un portrait de sa grand'mère, pieux souvenir des deux défuntes pour celle qui leur survivait. Priée de composer des vers qui seraient mis au bas de ce portrait, madame d'Houdetot envoya ceux-ci, et fît parler en ces termes madame de Brejet :