DEVANT MON PORTRAIT
Pour l'amitié, le ciel m'avait formée,
Et de ma vie elle a rempli le cours.
Les Muses et les Arts embellirent mes joui's; Mon destin fut d'aimer, mon bonheur d'être aimée !
C'est toujours le même désir harmonieusement formulé. Sans l'amour, la vie n'était pour Sophie qu'une vaine apparence. C'était pour lui qu'elle se sentait née, c'était vers lui que tendaient tous ses efforts, toutes ses espérances, tout son idéal.
Troisième Dizaine.
I. — Si nous avions un nom à donner aux dix pièces qui vont suivre, nous les nommerions poésies d'amitié. C'est, en effet, ce sentiment qui domine en elles.
Le comte de Tressan, de l'Académie française, qui habitait Franconville, dans la vallée de Montmorency, eut ses arbres en fleur dévastés par une gelée d'avril. Désolé, il adressa à madame d'floudetot, sa voisine et son amie, la pièce suivante, faussement attribuée à Sophie par plusieurs écrivains :