‹ La comtesse d'Houdetot, une amie de J.-J. RousseauChapitre 57 sur 61 · III. A MADAME LA COMTESSE d'hOUDETOT · texte numérisé non relu

III. A MADAME LA COMTESSE d'hOUDETOT

QUI m'avait ADRESSÉ DES VERS.

Ni les roses de la jeunesse,

Ni tous les myrtes de Cypris

N'ont eu pour moi le même prix

Que ces fleurs des bords du Permesse,

Dont votre main enchanteresse

A couronné mes cheveux gris.

Oui, près de vous longtemps mon âme Conservera quelque chaleur.

0 Sophie! Esprit enchanteur.

Ame céleste, dont la flamme Éclaire les jours de bonheur De ceux dont vous charmez le cœur, Des miens, avec ces fleurs, vous resserrez la trame!

Ces vers du comte de Tressan, comme la lettre de Grimm citée plus loin, constituent un élégant badinage qui est bien dans le ton galant de l'époque, et qui prouve en même temps quelle vivace affection madame d'Houdetot savait inspirer autour d'elle.

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