PAGES, GARDES, PEUPLE
La scène est à Londres, dans le palais de la Reine, aux quatre premiers actes y et chez la comtesse de Leicester au cinquième.
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Lorsque Récrivis ce dramr, j'avais
t Douze lustres complets surchargés de trois ans, »
comme aurait dit Doileau^* sHl avait eu soixante-trois ans au lieu de cinquante nêlu7C* était nCy prendre un peu tard, fen conviens; mais de bo:«s amis disaient de moi, comme Gil Blas du pauvre archevêque do Grenade, que je baissais, que j'hélais usé ; fni voulu donner, le plus poliment possible, un démenti à ces excellentes GERS qui s^ occupaient de moi avic tant de bienveillance, et, à l'exemple de Sophocle, sans prétendre le moins du monde à son génie, faire awsi mon Œdipe A Colons, dans la mesure de mes moyens,
Vœuvre achevée^ il s*agissait tout naturellement de la produire au grand jour.
Je la portai moi-même, au commencement de 1851, au sieur Arsène Housso in, commissaire-administrateur de la Comédie^ Française, avec une lettre de recommandation d*un haut personnage Belge, toujours disposé à protéger les lettres et les littérateurs ; mais la recommandation, toute puissante qu'elle aurait dû être, ne produisit aucitn effet sur un homme aussi im-
* Épit. 10, V. 28.
portant que M. A rsène HousiaiCy et il me reçut avec aussi peu de façon que si f eusse été le commissionnaire ducoin. Depuis j il n* a daigné même répondre à aucune de mes lettres, ce qui n'est ni très-courtois, ni trèsconforme à la politesse française. Cependant le dit sieur Houssaie qui avait fort maltraité la Belgique dans le journal ^'Artiste, a obtenu la décoration de V Ordre Léopoldy depuis longtemps V objet de son ambition et
DE SES SOLLICITATIONS PRESSANTES ET RÉITÉRÉES. * Le
pacha de la Comédie Française ne s'en est pas montré plus bienveillant pour un ouvrage belge ^ et je n'ai pu , dans le laps de quinze moiSy obtenir lecture devant le comité, malgré le droit que me donnait une comédie en trois actes {Jacques II), jouée en 1812, à VOdéon, avec un succès de vingt-et-une représentations. Fatigué d'une attente qui pouvait se prolonger indéfiniment, j'ai retiré mon manuscrit, et j'ai pris le parti de fairr imprimer mon drame en Belgique. J'ai choisi le mode de publication le plus propre à le faire connaître ; car du moins je suis à peu près sûr quHl sera lu par les quatre ou cinq cents abonnés an Répertoire Dra- KATiQOE. Ils jugei*ont s'il mérite autant d'indifférence et de dédain qu'en a témoigné lu sieur A rsène Houssaie,
Je terminerai en donnant à monsieur le commissaire-administrateur de la Comédie-Française un petit, conseil que mon âge m'autorise peut-être à risquer ;je t'engagerai à se montrer un peu moins gourmé et un peu plus avenant envers ceux qui l'abordent, et qui peuvent, sans miracle, valoir autant que lui.
* Historique.
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Hlon €l)ei* 3lî»l)émttr,
C'est à toi que je dédie mon dernier ouvrage, à toi qui me donnes toutes les satisfactions qui font le bonheur d'un Père.
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