‹ La comtesse de Novailles drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 38 sur 122 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les mêmes, MARGUERITE, puis LE BARON, ensuite JACQUES,

masqué , INVITÉS , masqués et non masqués.

MARGUERITE, sortant de la droite, très-pâte et très-abattue, et s’appuyant sur le dos du canapé.

Mon Dieu! mon Dieu!... qu’ai-je entendu?... (Elie se laisse tomber sur le canapé et éclate en saugiots. — Le baron entre par la gauche.) - LA COMTESSE, s’arrêtant.

Ah! monsieur d’Aubcterre... (Elle quitte le bras de Gaston.)

GASTON , à part, apercevant Marguerite.

Marguerite!...

Je vous demande pardon , madame la comtesse , de n’ètre pas accouru plus tôt vous remercier de l’honneur que vous me faites; je n’osais y compter.

Sachant combien votre invitation était sincère, et le plaisir que je vous ferais en l’acceptant , je n’aurais eu garde d’y manquer. (F.n ce moment, Jacques, masqué, entre, s’appuie sur le seuil de gauche de la porte du fond , et regarde de tous côtés ce qui se passe , d’un air indifférent.)

LE BARON , à part.

Que vient-elle faire ici?... (saluant Gaston.) Bonjour, monsieur de Givrac! (Gaston s’incline. — Marguerite se lève et regarde Gaston.)

Voyez ce que c’est que le hasard, monsieur le baron, j’étais venue ici pour mon plaisir, et voilà que ma bonne étoile me fournit l’occasion de faire deux ncureux.

LE BARON

Comment, Madame?...

Vous trouverez peut-être ma démarche un peu inopportune au milieu de cette fête; mais quand il s’agit de bonheur, je crois qu’il ne faut pas attendre au lendemain, et... (Regardant Marguerite.) il y a ici quelqu'un qui tout à l’heure sera de mon avis, j'en suis sûre...

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