SCÈNE PREMIÈRE
BERT1NI , D’ÉPERNON, CHA VIGNY, pois LA COMTESSE,
(Plusieurs gentilshommes causent sur le devant du théâtre. Au fqud , hommes et femmes en brillants costumes.)
CHAVIGNY, à d’Épernon.
Il y aura un monde fou au cercle de la reine.
DKPERNON , à Bertini.
Monsieur Bertini, vous qui avez le privilège de pénétrer à toute heure chez le roi , savez-vous si Sa Majesté daignera y paraître ?
BERTINI, montrant la porte à gauche.
Le roi donne audience dans les petits appartements, et n’en sortira que dans une heure.
d’épernom.
Et madame la comtesse de Novailles, nous ne la voyons pas.
BERTINI
Oh ! elle va venir. (D’Épemon et chavigny remontent.) Ce retard m’étonne... Qu’est-elle allée faire à Saveneuse?.. et pourquoi cet homme a-t-il voulu l’y devancer ? Il y a là une lutte à coup sur... Comment se sera-t-elle terminée ? Ah ! la voici! (Mouvement au fond. On s’empresse autour de la comtesse.)
CHAVIGNY, allant à sa rencontre.
Salut à la souveraine de céans !..
LA COMTESSE, se récriant.
Oh ! monsieur de Chavigny!
BERTINI , bas.
Eh bien ! madame la comtesse, cette affaire importante qui vous appelait à Saveneuse ?
A complètement réussi.
v BERTINI.
Tant mieux! car j’ai appris, trop tard malheureusement pour vous en prévenir, que ce gentilhomme masqué...
Je le savais. Mais j’étais en veine de bonheur : son cheval