ACTE IV, SCÈNE I
s’est abattu sur la route, et c’est moi qui suis arrivée la première.
BERTIM.
Tout v«u& réussit, en effet, et cetfii bonne chaucç est bien près de porter malheur à notre ami d’Argensun.
Tu as vu M. de Givrac ?
BERTINI
Il a fait choix dans sa compagnie de dix hommes déterminés. Le premier ministre part après-demain pour Metz. Il sera enlevé à sou premier relais.
En vérité, on dirait que le ciel veut foudroyer tous mes ennemis à la fois. Tu sais l’histoire de ce pauvre M. d’Aubeterre?
BERTINI
11 n’est question que de cela , mais je n’osais y croire !
C’est la vérité pure. Une faveur à laquelle il était loin de s’attendre : sa nomination au poste de gouverneur de Sedan , et l’ordre de partir dans les vingt-quatre heures.
BERTINI
Un exil !
LA COMTESSE , ayçc ironie.
Hélas! oui... il est en route à l’heure qu'il est, avec sa fille... (D’un ton plus grave.) Sa fille !.. oh ! il est heureux qu’elle soit partie, car le roi l’aimait, et si elle fût restée... ah ! je ne sais ce qui serait arrivé. i
BEIt’JlXI , surpris.
Comment?
Eh! quand l’ambition vous guide, sait-on jamais où l’on s’arrêtera ! (Mouvement de Bertini. — Avec plus de calme.) Heureusement, le péril est passé ! (l égère rumeur au fond.)
BKRTIM, remontant.
Mais qui donc peut causer là-bas une telle agitation?
LA COMTESSE , de même.
Quelque ambassadeur étranger, sans doute, car on parait singulièrement intrigue.
BERTINI
Est-ce possible! le baron d’Aubeterre et sa fille!
LA COMTESSE , atterrée.
Elle!... (ils entrent tous deux, elle les regarde pétrifiée. )
BIvRTINl.
Rassurez- vous... le roi doit ignorer... et je vais savoir,,. ( Il entre à gauche. )