I.E BARON , toisant Jacques
Oh ! ça, mon ami, est-ce que vous espérez trouver un moulin dans ces parafes?... (on rit.)
CRAVlf.NY, de même.
Le fait est que eet accoutrement...
JACQUES, après un silence.
Un moulin... non!... ce n'est pas là ce que je cherche...
LE BARON
Mais alors...
JACQUES
Alors?...
LE BARON , dédaigneusement.
Alors, regardez-vous, mon cher! et vous comprendrez qu’il y a quelqu’un de trop ici...
JACQUES
C’est mon avis... oui... il y a quelqu’un de trop ici; mais dans cinq minutes il n’y sera plus.
LE BARON
^ la bonne heure.
LA COMTESSE, à part.
Que va-t-il faire?...
Et d’abord , Messieurs , je n’imiterai pas la générosité de M. le baron, et je vous dirai tout de suite que ce quelqu’un dont il parle est d’autant plus déplacé à la cour, qu’il a mérité les galères.
d’épernon.
. Les galères!
LE BaRON, stupéfait.
Que dit-il?
JACQUES
Monsieur le baron , avant de venir ici , j’ai vu M. Durand...
l.E BARON , affectant l’assurance.
Mon... mon intendant...
JACQUES
Votre complice, si vous l’aimez mieux.
LE BARON, tremblant.
Hein? :
JACQUES
J'avais à lui demander celte lettre, (n tire à demi une leure de sa poche; mouvement d’effroi du baron.) La lettre du docteur Hermann I
LE BARON
11 vous l’a livrée?...
JACQUES, bas.
Eh! mon Dieu , oui. 11 a même poussé l’obligeance jusqu’à me confier que, sous le titre imposant de baron d’Aubeterre, se cachait u u certain Bernard, condamné jadis par contumace.